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Communisme, une utopie possible ou parole parole

Contribution de Marie-Claude Gargani

Conseillère Municipales à Marignane
Section Vitrolles Marignane Saint Victoret


14 juillet 2008

La question à poser est : est ce que tous les communistes pensent au communisme comme étant un possible à concrétiser ? ou bien pensent ils comme le démontre l’histoire de notre parti depuis 1920, que ce dernier a marqué la société française par des avancées sociales majeures, de grandes luttes importantes, mais dans le cadre d’ une société capitaliste qui s’est enracinée depuis 1789, mais malgré tout dans l’attente d’un score électorale suffisamment élevé pour faire la bascule du capitalisme au socialisme. ? Est que c’est cela qu’il faut reproduire ?

Je pense que le communisme projet de civilisation d’émancipation humaine est plus que jamais que d’actualité.

Par contre, je rayerai du vocabulaire le terme de visée qui ramène ce projet à l’infini inconnu rendant peu crédible le changement de société à mettre en route des maintenant. Et de tout ramener à notre influence électorale.

Le communisme est le mouvement réel qui abolit et abolira l’état existant pour démontrer que ce processus doit se remettre en route maintenant afin qu’il dépasse le moment venu le capitalisme. Le communisme est bien dans la société capitaliste car si je me souviens des leçons de notre ami René Féniche (ceci dit en pensant la fédération 13 n’a pas assez rendu d’hommage à ce camarade qui a formé toute une génération de militants) le nouveau, naît dans l’ancien.

J’ai bien conscience que cela prendra du temps mais je veux participer avec d’autres sans ambiguïté pour la part qui me revient à cette évolution. C’est la raison de mon adhésion au PCF. Le terme communisme sonne mal disent certains parce que il été sali par les expériences des pays socialistes, oui c’est vrai et alors ! Faut il pour autant abandonner ce terme ? Non mais tout dépendra de notre capacité à transformer l’image du communisme.

Le communisme : projet de l’émancipation de la condition humaine, faire sauter les verrous de l’aliénation, sont parties prenantes de notre quotidien. Dans les luttes avec les gens, avec lesquels nous devons amplifier cette bataille idéologique, et dans la foulée se saisir de toutes les occasions qui permettent de faire des avancées sociales, dans le rassemblement et la démocratie.

Si nous arrivons à trouver cette cohérence nous pouvons aborder à l’aise les élections qui seront porteuses de cette stratégie.

Projet de société ; rassembler le plus largement possible pour des avancées concrètes dès maintenant tout en affrontant dans cet esprit les échéances électorales voilà du travail sur la planche. Travail qui nécessite non seulement de renforcer notre parti mais aller au delà.

Rassemblement

Il est clair que même en augmentant nos effectifs nous ne pourrons pas faire la révolution tout seul. Nous devons gagner le plus grand nombre possible pour ce projet de société..

Les gens sont mécontents, ils grognent ; il se révoltent sont dégoûtés de tout. Mais ils sont sensibles à ce que nous disons, mais il ne suffit pas d’établir un constat du désastre sarkosiste.

Sur le terrain, il nous faut réfléchir comment coordonner cette révolte ou ce rejet de tout pour arriver à un mouvement social qui pourrait être amplifié. Au porte à porte la discussion sur la protection sociale s’avère très intéressante et porteuse de luttes. Mais ce travail d’élaboration avec les gens, il faut le poursuivre avec opiniâtreté sans être court-circuiter par d’autres initiatives de sections ou autres..

Le rassemblement avec les autres forces politiques à gauche peut se faire à chaque fois que c’est possible. Un dirigeant d’un autre parti ou deux dans une réunion sur un thème précis ne constitue pas le rassemblement. Leur présence est importante mais si le rassemblement s’arrête là, nous sommes loin du rassemblement du peuple de gauche.

Le parti communiste

J’essaie de lire le maximum d’interventions des uns et autres mais il faut dire que certaines parfois longues tournent tant et si bien autour du pot, qu’a la fin je n’en sais pas plus. Notamment concernant les interventions de dirigeants nationaux j’ai bien compris qu’ils n’étaient pas d’accords mais sur quoi ? la stratégie ? Le Projet communisme ? Apparemment ce n’est pas ce qui les préoccupent tant est important pour eux la structure et les dirigeants.

Certes le PCF est une organisation politique mais si sa stratégie, son projet de société n’est pas clairement défini à quoi sert la structure. C’est une question très importante mais avant il faut être clair sur notre devenir. Comme dit M-G Buffet.

Devrons nous retourner dans la grande maison avant le congrès de Tours ou poursuivrons nous les 21 conditions ? ou alors inventerons nous une démarche nouvelle pour une société d’émancipation humaine ?

Ensuite en fonction du choix, trouver les femmes et les hommes qui seront porteurs de nos décisions et des structures adéquates et pas le contraire. Cette façon de pousser cette réflexion me convient.

J’ai bien compris qu’un certains camarades ne sont pas d’accords. Ils souhaitent de parler de qui avant de parler de quoi. J’ai l’impression que cette minorité certes plus tonitruante que la majorité pour se faire entendre au grand plaisir des médias, veut faire partir de l’histoire dans la période de leur vie humaine.

Or les pages d’histoire s’écrivent au rythme des peuples. A cela je leur dis d’avoir un peu plus de modestie et de rester humble. Car vouloir sortir du collectif pour écraser la majorité est inconcevable dans un parti de militants, un parti révolutionnaire. La direction du parti communiste « organe dirigeant » ne veut rien dire si on se contente de cette appellation.

Une fois le projet ; la stratégie définis par la majorité, la direction adéquate est celle qui sera garante de ce projet, assurera la cohérence et la coordination dans la transparence la plus totale.

Nous avons besoin d’intellectuels, de philosophes, historiens, scientifiques pour nous aider à interpréter à partir de nos expériences, l’évolution de la société et du mouvement social

Les élus

Nos élus font un travail remarquable, mais malheureusement notre attention est tournée vers ceux qui au nom de leur notoriété se permettent des comportements parfois préjudiciables pour notre parti par exemple comme à Marseille ou la région parisienne. Ils sont à l’origine de divisions. En effet, ils ne croient qu’à ce qu’ils pensent et aux actions qu’ils initient en dehors de l’ensemble de l’avis des communistes. Avec certains de nos dirigeant, ils sont des dérailleurs idéologiques.

Les élus sont au service des gens mais aussi porteurs de notre projet et notre stratégie définis par la MAJORITE des communistes.

La structure PCF

Sur notre manière de fonctionner là aussi il faudra avoir le courage de réajuster notre manière de militer. Je pense que le parti existe grâce à cette richesse inouïe que sont les militants. Mais nous devons changer certaines pratiques.

Aller vers les gens, mesurer leur niveau de révolte et de prise de conscience ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut prendre le temps de le faire et ne rien lâcher, aller jusqu’au bout de la démarche.

Le danger serait des actions coups de points sans lendemain, et de ne pas tomber dans une agitation permanente donnant l’impression d’en faire beaucoup. Militer c’est de ne pas s’agiter et se raconter des histoires.

Certains leaders d’actions et d’opinions prennent les rennes et tout va se faire en fonction d’eux je ne suis d’accord avec cette conception. La participation de tous les communistes est indispensable, les responsables doivent devenir des coordinateurs.

Et dans l’organisation je serais plus favorable avec des réseaux d’ateliers sur des thèmes précis sans pour autant lâcher les cellules, nous avons besoin d’expérimenter notre théorie et notre pratique l un et l’autre s’imbrique.

En Vrac

Dire être anticapitaliste ou antilibéral n’induit pas forcement d être pour une société d’émancipation.

Besancenot chez Drucker : « parle des masses populaires » depuis Georges Marchais je n’avais plus entendu cette formule. Eh oui, parait-il qu’il plait parce que c’est un homme moderne ce Chéri des Médias……. !

INVENTER DU NOUVEAU : FAIRE DU NEUF ?

Faire du neuf : C EST DE FAIRE CE QUE L’ON DIT

Il ne suffit pas de dire que les communistes sont souverains il faut qu’ils le deviennent

Ils ne suffit pas de dire qu’il faut faire avec les gens et avec eux définir des actions, et continuer à faire sans, il faut être patient et faire.

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Tag(s) : #Préparation Congrès PCF
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