L’HUMANITE POUR QUI POUR QUOI
Bernard LAMIRAND
Cet article sera bref : celui d’un lecteur ASSIDU depuis 1968 de ce journal qui est entré à la maison et qui n’en est plus jamais sorti.
Je suis en colère.
J’ai apprécié l’évolution de ce journal et son ouverture à toutes les opinions pour changer ce monde.
Je ne le regrette pas.
Mais si je tiens à ce qu’il affirme toutes les opinions je tiens aussi à ce qu’il relate des opinions ancrées en moi : le communisme.
Je n’ai rien contre ce débat organisé "sur invitation" par la gauche Européenne et Nordique samedi sous la présidence de Francis Wurtz.
Cette rencontre me donnait l’impression que l’on veut construire une sorte d’arc-en-ciel italien de gauche à la dimension de l’Europe.
Pourquoi suis-je en colère : c’est que mon journal de classe depuis Jaurès, a une vue sélective des choses en accordant une large place à cette rencontre à coup de tambour et de trompette.
J’ai cherché, dans les éditions de vendredi et samedi, s’il y avait eu le même traitement pour le débat sur le capitalisme et la spéculation financière organisé jeudi avec Boccara, Dimicoli avec la participation de Marie George Buffet : rien.
Pourtant nous avons eu dans ce débat des réponses et des alternatives et non des alternances comme le soulignait à juste raison Maryse Dumas dans ce forum de la gauche européenne.
J’ose encore espérer que les journalistes de l’humanité relateront ce débat de jeudi dernier dans une salle comble où les propositions étaient de nature à échapper à un modèle social-démocrate ressemelé à la dimension de l’Europe.
L’humanité est-il entrain de sponsoriser une démarche que je sens poindre depuis un certain temps d’une nouvelle organisation à gauche du PS ?
Je m’interroge en tant que communiste et lecteur de l’humanité et je pense que je ne suis pas le seul à me poser cette question.
lundi 19 mai 2008
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