mardi 9 octobre 2007
ça fuse de tous les côtés ....L’échec entraîne la division au lieu de l’union...Les responsables en prennent plein la "gueule"...Les adhérents non militants qui cotisent ou pas écoutent en silence les désaccords s’exprimant dans les assemblées générales ou les conversations privées ...Et pendant ce temps nos ennemis de classe continuent de mettre en place leur système coercitif pour pérenniser le capitalisme à long terme .Si nous ne voulons pas voir le communisme triompher bientôt continuons comme ça en attendant le cimetière .
Nos désaccords ne peuvent pas accoucher d’une ligne "opportuniste" vidant le communisme de sa substance,au contraire il faut une ligne politique et stratégique modernisant et popularisant le communisme auprès des exploités de tous ordres.L’excuse du stalinisme pour se mortifier et s’autoflageller ne peut aboutir à la culpabilité du communisme comme socièté de l’avenir.Notre objectif principal est d’unir tous les communistes où qu’ils se trouvent.Réhabilitons Trotsky,combattons les anti-lènine et anti-guévariste,remettons Marx-Engels et tous les théoriciens révolutionnaires au coeur de notre réflèxion commune.Ce travail-là est passionnant,beaucoup plus intéressant qu’une discussion de compromis électoral avec un social-démocrate qui veut trouver une indemnité d’élu pour parader au monument aux morts.L’organisation du débat actuel ne peut aboutir à l’élimination du communisme sinon le PCF éclatera comme en Italie et la social-démocratie accueillera ceux ou celles qui veulent faire carrière dans la politique avec retraites dorés à la clef que la bourgeoisie leur accorde dans son système étatique si bien rodé aujourd’hui .La jeunesse attend de nous un idéal,un souffle nouveau pour qu’elle s’engage comme elle le fait en Amérique Latine aujourd’hui.Nos discussions souvent répètitives et dénuées d’idéalisme au nom du réalisme quotidien n’apportent aucune solution pour surmonter l’obstacle actuel du Sarkozisme(Guy Moquet doit se retourner dans sa tombe de martyr de notre cause).Notre combat c’est d’entraîner tous les communistes dans une lutte de classes aux côtés de tous les citoyens spoliés par la politique actuelle de nos bourgeois.Détruire l’appareil bourgeois,la 5ème république monarchique,les privilèges de la Nomenklatura d’Etat et d’Entreprises c’est l’objectif majeur de notre 1789 du 21ème siècle,allié à l’expérience de la Commune de Paris de 1871.Comment ne recruterions-nous pas de nouveaux révolutionnaires sur cette base?
Unir tous les communistes d’où qu’ils viennent ce n’est pas une "utopie" c’est une "nécessité" face au capitalisme insupportable à nos vies.Les modalités d’organisation et d’action se créeront en marchant dans cette voie de libèration humaine.
Bernard SARTON,section d’Aubagne
Collectif Bellaciao
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=53425
COMMENTARE
C’est OK Bernard.
Je tiens toutefois à indiquer effectivement que la vraie critique des sociétés des pays de l’Est et de la Chine devait partir d’une analyse en termes de classes et de couches sociales, de voir les processus à l’œuvre réellement et non se contenter de la couleur des mots qui étaient propagés par ces sociétés.
Ainsi à les entendre, de la révolution culturelle jusqu’aux grosses moustaches de Staline, ils étaient plus rouges que rouges, mais quand on mettait de côté les proclamations on se rendait compte d’une dictature contre et sur les travailleurs.
Les travailleurs ne dirigeaient pas, pas plus que dans une bonne vieille entreprise capitaliste (le paradoxe d’ailleurs c’est que les grandes entreprises capitalistes étaient soeurs de lait des combinats, et produisaient les mêmes types de bureaucraties dirigeantes des entreprises, avec de mêmes méthodes intolérantes, brutales de fonctionnement). Ils ne contrôlaient rien, n’avaient aucun des droits élémentaires de liberté individuelle ou collective.
Et ce qu’on peut retirer de tout cela est, à mon sens, plusieurs choses.
Nous savons que les nomenclaturas ou bureaucraties ne sont pas une invention de "grosse moustache" mais des couches sociales organisatrices de la société, des entreprises, des organisations humaines qui ont tendance toujours à s’autonomiser tant du haut (actionnaires par exemple) que du bas (couches populaires et travailleurs).
Pour nous , ces couches sociales reprennent beaucoup de choses de l’oppression d’une classe. Elles sont des tiques qui nous affaiblissent et destabilisent. Les processus d’autonomisation de castes, couches sociales, nomenclaturas par rapport à des mouvements, partis, syndicats , sociétés, nécessitent d’être traités pour ce qu’ils sont : des processus destructeurs vieux comme le monde, et reflétant d’un côté la faiblesse des couches populaires et des travailleurs à contrôler leurs représentants (manque de formation en gestion, journées de travail intenses qui ne laissent pas beaucoup de forces pour le contrôle), mais également les manœuvres de ces castes pour imposer toujours plus leur autorité en évitant tout contrôle démocratique par le bas, en s’attaquant sans cesse aux expressions autonomes et indépendantes, aux positions opposées à leurs volontés en cherchant d’abord à les individualiser (comment ? Tu ne peux avoir raison seul contre tout le parti ! ce qui a été servi à toutes questions pendant des dizaines d’années , avant que ce ne soit plus possible de le dire), et surtout à ne pas leur donner les moyens équivalents à ceux qu’ils s’octroient aux autres expressions collectives.
Pour ce dernier aspect, malgré une très forte progression de la libre parole au PCF, on voit que la direction de ce parti s’attribue encore, même divisée elle-même, d’énormes prérogatives pour orienter les débats sur les terrains qui l’intéressent. Elle se comporte donc comme un courant, mais un courant dominant, doté de tous les moyens par rapport à d’autres courants qui, de fait, existent.
Ce qui nous amene à d’autres réflexions sur les objectifs de fond : Nous sommes d’abord le parti de la liberté (je ne parle pas du PCF, mais du camp des révolutionnaires, après je pense qu’un nouveau parti en sortira, avec le meilleur du PCF et le meilleur de la gauche réelle). J’entends par partie de la liberté le fait que l’essentiel des batailles pour les libertés individuelles et collectives sont venues de la gauche en France et dans d’autres pays.
Ce n’est pas un hasard, la recherche d’une autre société plus agréable à vivre passe par une liberté plus grande des individus (du moment que le prix n’est pas une diminution de la liberté d’autres couches populaires ou peuples) et des libertés collectives maximales, par la démocratie la plus large pour les travailleurs et la plus grande tolérance vis à vis du droit des autres à s’exprimer.
Ces derniers temps souvent les droites, nationales et internationales se sont servis de ces libertés comme prétextes à plein de choses (dont des agressions militaires et le racisme ). Face à cela une étrange dérive a saisi une partie de la gauche qui ne s’est plus mis à défendre vigoureusement les libertés, du moins les a soutenu en pointillés avec mauvaise conscience croyant par là faire œuvre d’idéologie bourgeoise. D’autres se sont mis à hurler contre ces libertés rejoignant par là un vieux discours de droite.
Notre objectif est bien la plus grande liberté et le plus grand pouvoir des individus sur leur destin, comme comburant essentiel aux libertés collectives et à la démocratie des travailleurs. Toujours nous devons être du côté de la liberté, du côté des droits des travailleurs, du côté des droits des peuples à disposer de leur destin. Et pas se positionner sans cesse suivant la logique de bloc (on s’oppose à telle indépendance parce que les USA la soutienne ou sont ennemis du peuple qui opprime) sinon on change mille fois de camps suivant les alliances tournantes passées par les USA par exemple, en ayant au passage laissé de côté ce qui était notre devoir le plus sacré : défendre la liberté des peuples à disposer de leur destin, exprimer notre solidarité aux travailleurs, aux couches sociales opprimées. (je pense par exemple à la récente question birmane où j’ai piqué un coup de sang de voir certains personnes de gauche essayer de salir la révolte populaire parce que les médias bourgeois en parlaient et que c’était louche, pour simplifier le débat).
Donc nous sommes le parti de la liberté et du respect. Mais nous sommes également le parti de la démocratie des travailleurs, les SCOOPs sont des laboratoires montrant que dans un univers difficile et peu adapté, la démocratie des travailleurs est aussi efficace d’un point de vue économique que les entreprises capitalistes tout en donnant souvent en plus une qualité de travail très intéressante. Ces vitrines souvent attaquées économiquement de l’exterieur et en butte permanente à l’interieur aux processus de reconstruction d’inégalités de savoirs, de salaires et de pouvoir, sous la pression de la société capitaliste, sont quand même des fois de belles réalisations.
Ce sont des leviers de démonstration de la possibilité d’une autogestion des entreprises partout. De la propagande à l’état pur. Des fois même ce sont des expériences qui viennent de très loin et ne veulent surtout pas être assimilés à l’autogestion qui en font quand même sans le savoir (WIKIPEDIA par exemple) inventant de nouvelles formes d’organisations et de régulation d’organisation. Ainsi, sans cesse renaissent les tentatives de faire du socialisme, du pouvoir des travailleurs, même quand on croit que tout est foutu.
Révolution, ou autre processus, ça sera bien l’objectif d’une société de libertés, de fraternité et par là même de communisme.
Un détail, je préfère des gens qui se comportent en communistes que des gens qui prétendent être des communistes, mais ne le sont pas.
J’ai donc un avis mitigé sur la question . Ce qui importe ce sont les partis de communistes réels, et les communistes réels, quelque soit le nom qu’ils choisissent de porter. Ainsi certains courants libertaires ou anars, et beaucoup de libertaires et d’anars sont des gens qui honoreraient un parti de communistes.
Enfin, la défense claire des intérêts des travailleurs, l’organisation des producteurs doit être au centre de la démarche.
Copas
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