Pauvreté : Les femmes en première ligne
Les femmes précaires, seules, avec des enfants à charge, sont plus vulnérables et plus pauvres. C’est la conclusion du rapport du Secours catholique après l’analyse de 93 927
situations. En 2008, les femmes représentaient 54,4 % des adultes rencontrés, contre 46,6 % des hommes. À cela, plusieurs explications. L’une d’elles concerne la progression de
l’isolement : six femmes sur dix vivent seules. Dans les accueils proposés par l’association, « la proportion de parents isolés, pour une grande majorité des femmes, est passée de
22,8 % en 1989 à 29,4 % en 2008, soit une augmentation d’environ 7 % en vingt ans ». Les familles monoparentales ont plus de difficultés à faire face aux coups
durs.
Autre facteur d’appauvrissement : le travail. Parmi les 53,5 % de femmes actives, la majorité d’entre elles occupent des emplois peu qualifiés, faiblement rémunérés et à temps partiel, en général subis. En revanche, l’accès au logement social des femmes seules reste prioritaire (52 % d’entre elles habitent en HLM). Quant aux femmes sans enfants, elles sont 7,4 % à déclarer vivre en squat ou à la rue. L’association distingue cinq formes de pauvreté: les femmes sans enfants (30 %), les jeunes mères (27 %), les mères seules plus âgées (20 %), les femmes en couple avec enfants (17 %) et les jeunes précaires (6 %). Le but du Secours catholique est ainsi de montrer « l’urgence de protéger davantage les plus vulnérables ».
Ixchel Delaporte
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