Législatives 4e - Jean-Marie Bernardi: “Mes adversaires sont à droite”
Par Anonyme
Créé le 05/29/2012 - 09:59
Jean-Marie Bernardi n’est pas un homme politique au sens propre du terme. Juste un citoyen de 61 ans, ancien cadre chez France Télécom, syndicaliste durant de
nombreuses années et membre du Parti communiste français. Sa candidature dans la 4e circonscription, sous la bannière du Front de Gauche, est sa première véritable expérience à ce
niveau.
Croit-il que la gauche et son parti ont une chance ? Qui sont ses adversaires ? Il a répondu sans langue de bois à ces questions et à d’autres.
Pensez-vous que l’élection de François Hollande va avoir un impact positif sur votre candidature ?
J’en suis certain. Pour ma part, dès le soir du 1er tour des présidentielles, j’ai appelé à voter pour lui. Et cette dynamique qu’il a insufflée va se traduire le 10 juin dans les urnes en notre faveur.
Dans cette circonscription très à droite, croyez-vous l’emporter ?
Cela sera très difficile. Mais je suis un battant, porteur d’un projet et d’idées répondant aux attentes des classes populaires. Je suis aussi un homme de dialogue. Et dans le cas d’une quadrangulaire au 2e tour avec la présence de trois candidats de droite, j’ai plus qu’une chance. Je tiens aussi à souligner que pour donner un sens à l’élection de François Hollande, il faut lui donner la majorité à l’Assemblée. Nous, au Front de Gauche, on s’engage à porter des réformes et à soutenir les propositions de lois qui nous sembleront être favorables aux travailleurs.
Cela sera très difficile. Mais je suis un battant, porteur d’un projet et d’idées répondant aux attentes des classes populaires. Je suis aussi un homme de dialogue. Et dans le cas d’une quadrangulaire au 2e tour avec la présence de trois candidats de droite, j’ai plus qu’une chance. Je tiens aussi à souligner que pour donner un sens à l’élection de François Hollande, il faut lui donner la majorité à l’Assemblée. Nous, au Front de Gauche, on s’engage à porter des réformes et à soutenir les propositions de lois qui nous sembleront être favorables aux travailleurs.
Est-il exact qu’un accord avec le PS a failli avoir lieu ?
Des discussions ont eu lieu entre les hautes instances des deux partis. Nous devions nous retirer dans la 4e et la 8e et obtenir la 6e circonscription. Un candidat de l’entente EELV/PS n’a pas voulu, on a alors stoppé les négociations. Attention ! Jean-Laurent Félizia n’est pas mon adversaire. Juste un concurrent que j’entends bien devancer au soir du 10 juin.
Si cela n’était pas le cas ?
Je me désisterais et j’appellerais à voter pour lui.
Quels sont vos projets pour la circonscription?
Créer de l’emploi à partir de la création d’entreprises, un secteur pauvre dans la 4e où seul le tourisme trouve place. Il faut donc diversifier les activités. On exploite le liège dans les Maures, mais les bouchons qui en sont issus proviennent d’usines portugaises. Il faut donc ouvrir une bouchonnerie à Collobrières. On doit aussi favoriser l’agriculture paysanne en bordure des grandes villes et développer les AMAP. Tout cela est porteur d’emplois. Je suis également favorable à la création d’un train tram sur la ligne Les Arcs-Draguignan. Ce qui favoriserait le transport et permettrait de réduire la circulation automobile, donc la pollution. Autre axe primordial : construire des logements sociaux. Car la plupart des communes de l’arrondissement en manquent cruellement.
Quel est l’adversaire que vous craignez le plus ?
Les trois de la droite. Notamment le député sortant, le Dr Couve, qui a voté tous les textes scélérats de Nicolas Sarkozy. Vincent Morisse c’est blanc bonnet, bonnet blanc. Et je ne me trompe pas de cible, ce sont eux mes rivaux. Il va évidemment de soi que j’inclus dans cette liste notre adversaire juré, le Front national, avec M. Bouguereau. Ce parti surfe sur la misère sociale, c’est honteux !
Comment vivez-vous cette campagne, votre première campagne ?
Lorsque j’ai démarré en février dernier, j’avais cinq contacts. Une misère. Aujourd’hui, ce chiffre a été multiplié par vingt. Avec ma suppléante, Isabelle Perez, nous percevons, au fil des semaines, un engouement de plus en plus grand de la part des électeurs de la circonscription que nous rencontrons sur les marchés et dans les réunions. Les gens veulent du changement. Un changement que nous incarnons pleinement. Et quel que soit le résultat final, je suis certain que dans la 4e un changement est en train de s’opérer.
Repères
- Jean-Marie Bernardi 61 ans, originaire du Luc-en-Provence. Marié, quatre enfants. Cadre technique à la retraite de chez France Télécom. Délégué syndical CGT
pendant de longues années. Candidat aux municipales de Cuers en 2008 sur la liste du maire sortant Gérard Cabri (divers gauche). Membre du Parti communiste français.
Publicité
/image%2F0551212%2F20170620%2Fob_74cedc_bandeau-pcf.jpg)