Malgré une participation en hausse, on ne s’est quand même pas bousculé dans les bureaux de
vote. ROBERT TERZIAN
Elections régionales.
Le rassemblement de la gauche a fonctionné. Dans le fief de Jean-Claude Gaudin, Michel Vauzelle obtient – presque - la majorité absolue. Le FN progresse
encore.
Dans l’ensemble de la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, et plus généralement au niveau national, on a assisté pour le second tour
des élections régionales à une remontée de la participation à Marseille. 7,6% d’augmentation de participation, il y aurait tout lieu de s’en féliciter si le nombre des
abstentionnistes n’avait atteint un niveau record au premier tour, ne permettant même pas à ce frémissement de parvenir au seuil d’un votant sur deux. Avec un taux de
participation de 49,41%, nous restons donc dans les plus basses eaux de la mobilisation de l’électorat que l’on ait connues.
Un peu moins d’un sur deux, c’est aussi la proportion des suffrages exprimés qui se sont portés sur la liste rassemblant le PS, Europe écologie et Front de gauche. Il ne
manque en effet à la liste conduite par Michel Vauzelle (49,95%) que 125 voix pour atteindre la majorité absolue dans le fief de Jean-Claude Gaudin. Autant dire que dans
la Cité phocéenne, comme d’ailleurs dans l’ensemble de la région, la fusion des listes conduites au premier tour par Michel Vauzelle, Laurence Vichnievsky et Jean-Marc
Coppola a parfaitement fonctionné. L’équipe née de leur rassemblement obtient en effet 113 549 voix, soit 23 000 de plus que le total des scores des trois composantes au
premier tour.
Une progression qui ne peut s’expliquer par la seule augmentation de la participation d’un dimanche à l’autre, même si l’attractivité de l’union réalisée n’y est pas
étrangère. A méditer par ceux qui feignaient de craindre que la présence de trois listes de gauche au premier tour pouvait nuire aux retrouvailles du second ! On notera
d’ailleurs que le pourcentage des suffrages exprimés obtenu le 21 mars par Michel Vauzelle, 49,95% donc, est supérieur de plus trois points au total de ceux obtenus par
les trois listes le 14 mars.
Quant à la liste UMP, conduite par Thierry Mariani, sa progression de cinq points entre les deux tours (27,30% contre 22,37%) ne lui permet même pas de retrouver les
30,57% obtenus par Renaud Muselier au second tour de 2004. Un échec à inscrire dans la tendance générale à la sanction par les électeurs de la politique de Sarkozy et de
son gouvernement. Un échec partagé avec Jean-Claude Gaudin qui devra se contenter d’être l’élu du seul arrondissement (le 8e) où son parti, l’UMP, arrive en tête de la
triangulaire. Maigre consolation !
Devancé par Vauzelle dans tous les autres arrondissements, il l’est même par le FN dans la moitié d’entre eux. A trop vouloir chasser sur les terres de l’extrême
droite…
CHRISTIAN CARRERE
Repères
68,15% des voix, la liste de Michel Vauzelle obtient ainsi, dans le 1er
arrondissement de Marseille, son meilleur score de la ville. Elle dépasse aussi les 60% dans les 2e, 3e, 15e et 16e. En revanche, c’est dans le 8e que la gauche obtient
son plus faible score (39,17).
12,35% des voix, la liste de Thierry Mariani obtient son plus faible score dans le 16e arrondissement. Le chef de file de l’UMP est devancé de plus de 50 points par
Vauzelle (63,69%) et de plus de 10 par Le Pen (23,97%). A l’opposé, c’est dans le 8e que Mariani réalise son meilleur score (42,07%).
7e : Cet arrondissement a enregistré le plus fort taux de participation de Marseille pour le second tour. Même si ce taux de 53,75% demeure faible. A l’opposé, c’est
dans le 3e où seulement 42,19% des inscrits se sont rendu aux urnes que l’on a le moins voté.
|