Photo archives LM
Transports. Le projet de lignes de batôbus sur le littoral marseillais est bien engagé. La communauté urbaine MPM lance une étude de faisabilité.
La nouvelle est tombée le 21 octobre, la Communauté urbaine Marseille Provence métropole (MPM) a
publié le cahier des charges de l’étude pour la réalisation du futur réseau de « batôbus ».
« Nous ne sommes plus dans le théorique mais dans un processus de réalisation et d’expérimentation », indique Etienne Levy, président du Comité de parrainage pour la réalisation
d’une desserte maritime. Comité qui compte aujourd’hui plus de 300 membres.
Porté depuis plusieurs années par l’association Citoyen 13, présidée par Christian Pellicani, ce projet de lignes de transport public maritime sur le littoral marseillais qui «
devrait répondre aux besoins en déplacements de l’aire métropolitaine », a fait son chemin.
Samedi matin, c’est à bord d’un des bateaux de la société Icard amarré au quai Marcel Pagnol que la suite des opérations à mettre en œuvre « pour voir, à terme, ce projet
devenir une réalité » a été livrée.
Le président de citoyen 13 a d’abord émis un souhait : « Que la Ville de Marseille prenne également en compte les dessertes maritimes dans son plan de gestion ». Sachant
qu’elles répondent « à une nécessité et une envie ».
Ainsi, pour 2010, trois phases importantes ont été annoncées.
La première concerne une rencontre avec les réseaux et les autorités organisatrices de transports qui gèrent, créent et développent des dessertes maritimes comme Toulon, Nantes,
Naples, L’Espagne qui a des projets, Lisbonne, etc.
Ensuite, le travail de concertation va être poursuivi. « Il y a encore des personnes réfractaires, il faut que nous en connaissions les raisons afin de pouvoir apporter des
réponses », explique Christian Pellicani.
Et une volonté affichée de poursuivre les débats avec une prise en compte du GIP des calanques, le Grand Port maritime de Marseille et Euroméditerranée.
Pour ce dernier, le président de Citoyen 13, souligne qu’il « va regrouper près de 15 000 salariés. Et au niveau du J4, le Mucem et le Centre régional de la Méditerranée vont
devenir des pôles d’attractions qui vont s’ajouter à Euromed ».
Enfin la dernière phase va concerner la réalisation d’un ouvrage sur les batôbus (lire ci-contre) avec la collaboration du Comité de parrainage.
A l’issue de la rencontre, il a été rappelé que « développer un réseau de batôbus constitue un mode de réponse crédible et à court terme aux besoins en déplacements notamment
face à l’impossibilité de concevoir une rocade routière complète à Marseille ». Christian Pellicani d’ajouter qu’ « il s’agit d’une solution pérenne où la qualité de vie de
l’ensemble des habitants en serait améliorée ».
PATRICIA MAILLE-CAIR
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