Dans la rue lors des temps fort, mais aussi au quotidien sur les lieux de travail. (Photo ROBERT TERZIAN)
Mouvement social. Journée nationale d’action demain.
Manifestation à 10 heures 30 sur le Vieux-Port à l’appel des organisations CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et UNSA.
Sans doute, les manifestations constituent-elles la partie la plus visible des journées d’
actions initiées par les organisations syndicales. Mais s’en tenir à cet aspect, pour aussi significatif soit–il, ne peut donner qu’une appréciation restreinte de ce qui
se passe en profondeur.
Ceci étant, les salariés, actifs, retraités, ou privés d’emploi des Bouches-du-Rhône ont rendez-vous demain, mardi 26 mai, à 10 heures 30 avant d’arpenter la
Canebière, puis de bifurquer sur le cours Lieutaud, avant de mettre le cap sur la place Castellane, via le boulevard Salvator la rue de Rome. Les organisations
départementales de la CFDT, de la CFE-CGC, de la CFTC, de la FSU, de Solidaires et de l’UNSA ont fixé ensemble ce nouveau rendez-vous revendicatif, dans le cadre de « la journée
d’actions décentralisées » proposée au plan national par leurs confédérations et par FO. Les 8 mêmes qui avaient appelé au 29 janvier, au 19 mars et au premier mai.
Voilà pour la partie la plus immédiatement visible de la mobilisation. Mais, précise Thierry Pettavino, secrétaire de l’UD-CGT, « ce 23 mai, ces sont
aussi 64 arrêts de travail » recensés par sa seule union départementale, « aussi bien dans le public que dans privé ». Certains dans le prolongement de mouvements qui se
poursuivent dans plusieurs entreprises.
D’ailleurs, poursuit Thierry Pettavino, « nous sommes en présence d’un mouvement qui continue et ne se limite pas aux temps forts ». Des mobilisations dans
les entreprises, ajoute-t-il, « il y en a tous les jours, et c’est là que l’on sent l’enracinement de l’action ». Le voilà donc persuadé que « nous sommes engagés dans un
processus long qui ne s’arrêtera pas avec l’été ».
Avec, presque tout de suite après le 26 mai, « une journée de manifestations le 13 juin ». Elle aussi décidée par « les 8 ». Les modalités de son déroulement
à Marseille seront précisées dans les tous prochains jours. Sans attendre, les UD CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et Unsa, précisent que l’objectif commun est «
d’élargir la mobilisation pour construire un nouveau rapport des forces national qui doit contraindre le gouvernement à entendre les revendications et à changer de politique ».
elles ajoutent : « nos revendications sont justes, elles sont possibles, elles ont le soutien du plus grand nombre. Nous avons le devoir de les imposer ». dans le même temps,
elles précisent que « la nécessité de maintenir l’unité de toutes les organisations s’impose pour que les salariés puissent exprimer avec force leur mécontentement
».
CHRISTIAN CARRERE
|