Mulliez premier au classement des grosses fortunes
Le doyen des Mulliez en tête du peloton des patrons, avec une fortune évaluée à 21 milliards d’euros. Le « groupe » de Villeneuve-d’Ascq a de nouveau réalisé cette année d’énormes profits. Son enseigne phare, Auchan, atteint même allègrement le cap des 30 % d’augmentation de bénéfices. Selon le classement des plus grandes fortunes professionnelles du magazine Challenges, ce bond explique pourquoi Gérard Mulliez dame le pion cette année à Bernard Arnault.
L’autre rejeton du capitalisme familial du Nord encaisse ainsi « la baisse des cours de LVMH et de Carrefour » et voit sa fortune diminuer de 18 %. Pas de panique néanmoins pour notre ami Arnault : avec un bas de laine de 18 milliards d’euros, il devrait réussir à sauver ses meubles. Sur la troisième place du podium patronal, une femme. Liliane Bettencourt, taulière de l’Oréal, conserve sa place de l’année dernière, même si sa fortune dégonfle de 2,5 milliards d’euros. La pauvrette descend ainsi à 13,5 milliards d’euros. Ce qui est, on lui accorde, limite faiblard comparé aux scores des deux mastodontes qui la précèdent.
Au-delà de ce trio de tête, dix-sept des premières places sont occupées par quatre dirigeants de groupes industriels, quatre de l’agroalimentaire, et surtout neuf patrons de la distribution. La palme « plus belle progression » est décernée à Pierre Papillaud, du groupe avec une progression éclair de 400 % en un an. Papillaud avait notamment pris le contrôle en avril de Cristalline, leader français de l’eau en bouteille.
Enfin, Challenges n’oublie pas de féliciter les bébés boss. En tête des meilleures entrées, le PDG de Schlumberger, autre entreprise qui connaît bien la crise (pétrolière) et en profite un max. Le patron de ce groupe de service aux exploitants d’or noir, Didier Primat, entre directement à la 24e place avec un 2,2 milliards d’euros. À l’inverse, certains se sont pris les pieds dans le tapis. Marc Simoncini (Meetic) passe de la 84e à la 210e place et la plus grosse gamelle est réalisée par Henry Seydoux, PDG de Parrot (équipement sans fil) qui dégringole de 130 places pour arriver en 195e position.
M. F.
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