L'horizon s'éclaircit pour l'UMP de Jean-Michel Rousseaux, dans la perspective de la triangulaire qui s'annonce. Certes, tout n'est pas encore joué, mais seule une forte addition des mécontentements, à droite, apparaît désormais de nature à compenser le vide généré par l'absence d'union, à gauche.
« Pas notre faute » préviennent Guillaume Novellas, le représentant du MoDem et ses partenaires du Parti socialiste, beaucoup plus en verbe ces derniers temps qu'en début de campagne.
En fait, des négociations ont bien eu lieu entre les états majors. Les vainqueurs du premier tour ont même consenti quelques largesses : le partage deux tiers - un tiers représentant le strict respect des quotas révélés par les urnes avec le poste de premier adjoint en prime. « Nous avions, il est vrai, mis la barre très haut » consent à révéler la socialiste Reynette Mithouard.
Accord rejeté par les colistiers
Des conditions presque inespérées pour le parti à la rose où l'on évoque pourtant des concessions . Et où l'on a beau jeu de déplorer ce qui a suivi : en effet, cet accord de principe a été rejeté, en première lecture, par les colistiers de Claude Gilardo peu enclins à céder autant de terrain. Dès lors, le PS-MoDem, pourtant largement battu, lors des primaires du premier tour, a pu se poser en donneur de leçon : « Un leader politique doit savoir trancher et imposer ses vues ». L'intéressé n'a pas souhaité refaire la campagne, se limitant à rappeler les atermoiements antérieurs du PS.
Et de préciser : « Lorsqu'on s'engage en politique, on évalue les forces en présence, on anticipe les situations. Ce cas de figure avait donc été envisagé, et nous avions convenu que la décision finale appartiendrait à la majorité des gens qui travaillent, pour certains, depuis plus de deux ans, à la réalisation d'un projet commun. J'ai donc respecté la parole donnée même si cela doit me coûter le fauteuil de maire » expliquait un Claude Gilardo, triste mais néanmoins serein.
À droite, le soutien du Nouveau Centre
Nous laisserons à l'électorat concerné le soin de choisir le responsable d'un éventuel échec à gauche où l'on compte bien, néanmoins, exploiter la moindre ouverture, même si la porte apparaît désormais très fermée.
Jean-Michel Rousseaux a dû mieux respirer en apprenant la situation. Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, il a reçu, par la voix de Jean-Pierre Colin, le soutien du Nouveau Centre, principal support d'Yves Pelletier. Lequel n'a pas donné de consigne pour dimanche. Le candidat de l'UMP acceptera bien entendu ce renfort de principe. Mais il compte avant tout sur ses forces, sa capacité de persuasion et aussi sur le bilan de la gestion antérieure pour peser sur le scrutin de dimanche : « Nous allons consacrer le temps qui nous sépare du deuxième tour à mobiliser l'électorat sur nos projets. » Le sort en est jeté. Il se décidera dans la confidentialité des urnes.J.-J. O.
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