Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Article paru dans Var Matin du mercredi 18 mars 2008
Brignoles : les atouts maîtres étaient dans le jeu de Claude Gilardo

Le futur maire a ratissé les suffrages sur son nom, contenu les dissensions à gauche et profité de lourds handicaps à droite. Il l'a donc largement emporté.

Une (cordiale) entrevue avec le maire sortant pour évoquer les dossiers importants ; la valse des cartons de droite à gauche et réciproquement ; l'esprit embrumé des fins ou début de « règne ».... Ainsi va la démocratie.

A l'instar de la veille, Claude Gilardo savourait hier son indiscutable victoire (47,43 %) avec une joie contenue. Trois cent quatorze voix d'avance sur Jean-Michel Rousseaux (42,48 %), ce résultat était pourtant inespéré, en regard du maintien de la liste Novellas (Modem-PS) et son fort potentiel de voix de gauche. Cette dernière, avec 10,09 % a quasiment maintenu son score du premier tour (48 voix en moins), malgré l'appel du PS varois à voter Gilardo.

Mais alors, d'où sont venus les bulletins qui ont valu au divers gauche de l'emporter dans 9 des 11 bureaux de vote, ne laissant à son adversaire que les quartiers périphériques et résidentiels du Pin et de Paris ? Eléments de réponse...

Le taux de participation : il est plutôt mauvais pour une ville moyenne (65,1 % contre 62,5 % au 1er tour). Les 269 votants supplémentaires au second tour ne peuvent expliquer un tel écart de voix. Même s'il est probable que les électeurs de droite se sont moins mobilisés.

La division à droite : les antagonismes entre personnes ont pesé lourd dans la bataille. Dès lors qu'aucune consigne claire de ralliement n'a été formulée par la liste Pelletier (9.98 %), la maison était en danger. D'autant plus qu'un contingent significatif de voix de droite s'est porté à gauche par rancoeur ou rancune, c'est selon... Dans ces conditions, Claude Gilardo a, en partie, récupéré à droite ce qu'il a perdu à gauche avec la triangulaire. Sans compter que le dernier convive du banquet, Estelle Lemoine (9,17 %), a fait valoir son pouvoir de nuisance contre l'équipe en place.

Les candidats : on a bien voté pour un homme. Le capital sympathie de Claude Gilardo, présent sur la scène brignolaise depuis plus de trente ans, a été déterminant. Son jeune challenger ne pouvait rivaliser en terme d'image, voire de charisme. Peut-être regrette-t-il de s'être déclaré trop tard pour pouvoir marquer les esprits. Il faut que jeunesse se fasse...

Le pont sur le Carami : il a largement occupé les débats et nui au candidat UMP. Car la liste Paul (6,8 %), constituée sur ce seul dossier, a rallié des personnalités en vue de l'ancienne équipe telles que Jean-Ridelle-Berger, délégué à l'environnement ou l'ex FN Jean-Paul Dispard et ses sympathisants.

En revanche, plutôt partisan du projet, Claude Gilardo a su désamorcer la bombe en annonçant qu'il rétudiait la question.

Les équipes : déjà handicapé par les dissidences, Jean-Michel Rousseaux s'est séparé de figures brignolaises. Ces chevilles ouvrières qui battent le pavé toute l'année valent assurément des voix...

Le contexte national : c'est un peu l'incertitude. D'un côté il ne semble pas avoir été déterminant à Brignoles où la campagne s'est focalisée sur des sujets de dimension locale. De l'autre, le pont ne peut expliquer à lui seul l'inversion des scores obtenus lors des scrutins nationaux du printemps 2007.

Et maintenant ? Au travail !

P. J.
Var-Matin

http://www.brignoles.maville.com/-Brignoles -les-atouts-maitres-etaient-dans-le-jeu-de-Claude-Gilardo-/re/actudet/actu_loc-594284------_actu.html
Publicité
Tag(s) : #Brignoles Elections Municipales 2008
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :