Mise à jour du 27 novembre 2007.
I - A - La contradiction capital-travail et le monde.
La mondialisation a changé le mode d’exploitation mais ne l’a pas éliminée. Aujourd’hui, ce sont les peuples que l’on oppose entre eux. Les problématiques de la « répartition des richesses » et de « l’appropriation du Capital » sont toujours aussi centrales. Le Capital s’est organisé au niveau de la planette ‘pour la piller »
Le capitalisme est passé de l’industriel au financier. Avant on connaissait le patron. Le capitalisme est répressif et est devenu un capitalisme d’Etat car c’est l’Etat qui favorise le capitalisme.
La forme socialisée du capitalisme
et l’accaparation par quelques individus sont les points communs entre le capitalisme mondialisé et le socialisme réel. Les accaparateurs se distribuent les richesses par des luttes politiques
de clans.
Le capitalisme exploite toujours
plus et gagne sur la division : nord/sud, homme/femme, travail/non travail.
La notion d’entreprise remplace
celle de patron et ouvrier. L’ensemble des acteurs de l’entreprise la défend face au reste du monde. L’assistanat est rejeté.
Aujourd’hui les patrons sont au
pouvoir.
Affrontement du capitalisme et
transformation de l’organisation du monde : nous avons au PCF des formules qui sont peu précises. Il faut des interventions visibles à l’échelle du monde.
Le PCF a subi l’essentiel des
assauts du patronat mondial, dans un espace restreint de démocratie bourgeoise.
Chaque fois que nous avons fait des
avancés (36, la libération), les capitalistes ont repris le dessus : 38 avec l’aide des nazis et actuellement la mondialisation.
Le questionnaire tend à être :
« où et comment retrouver nos concepts dans le réel », alors que la question devrait être « quels sont les concepts adéquats pour pouvoir agir dans le réel. » Le capitalisme
n’a pas changé, mais il n’a plus besoin de tous les travailleurs, le chômage et les délocalisations stérilisent les revendications et il n’y a plus le rapport de force
Le travail doit-il s’analyser sous
le seul angle de la responsabilité individuelle, indépendante des rapports de production ? Est-ce que l’être humain peut nier sa personnalité dans le travail ? Comment donner une
finalité humaine et sociale au travail pour promouvoir à la fois le travailleur et le citoyen dans une unité.
Nous vivons dans un monde de plus en
plus régulé de l’extérieur de l’Etat Nation : les multinationales, l’OMC, les directives européennes. Une des conséquences est une mobilité importante du travail et des travailleurs :
délocalisations, migrations, travail sans attache. Donc de plus en plus de salariés ne sont plus des citoyens dans un Etat avec un employeur du pays : c’est la rupture du contrat
social.
Les règles des trois unités de
temps, de lieux, et d’activité de la grande industrie prennent un caractère instable et mobile. Le travail appelle à plus d’exigences mentales et se tourne vers une société de service. Ces
évolutions rendent le militantisme difficile car il y a une contradiction entre contenu unificateur et expérience concrète des travailleurs.
I – B – Le potentiel de transformation.
Pour le dépassement du capitalisme, depuis 1980, le but est égal au chemin. Le grand soir est fini. Le chemin doit être symbole du but et donc la fin ne justifie pas les moyens.
Toute dynamique de transformation est en rapport dialectique avec les objectifs et les luttes. C’est pour cela que notre parti a toujours revendiqué sa place et son rôle dans le mouvement social lui-même, ce qui ne coule pas de source dans l’esprit de nombreux syndicalistes et militants associaltifs.
Il ne faut pas simplement répartir les richesses, mais construire l’appropriation sociale de leur création. Le communisme est un changement de civilisation pour le plein développement des capacités humaines.
Ce qui vit subjectivement en nous,
c’est l’idée qui nourrit les mouvements révolutionnaires depuis le début de l’humanité, c’est-à-dire, que depuis la construction de l’être social un mauvais chemin a été pris : celui de la
domination des puissants sur les autres. De ce fait, convaincre les humains de se hisser à la hauteur de l’humanité qui est potentiellement en eux redevient à chaque moment de l’histoire la
tâche essentielle de l’humanisme révolutionnaire et concret.
Il faut sentir et comprendre
culturellement que le système dans lequel nous vivons au niveau local et mondial est encore dominé par la « barbarie ». D’où le rôle essentiel de l’enseignement, de la science, de la
recherche.
Le progrès n’est ni un retour en
arrière, ni une ligne droite vers l’homme idéal ou vers Dieu. - C’est un combat ici et maintenant au niveau des moyens et des idées pour faire que de chaque homme et femme un créateur
d’humanité et pas simple utilisateur de bien et de politique. Il faut mouiller la chemise et être responsable.
Le capitalisme est un archaïsme
féodal, la solidarité doit devenir le « la » d’une société pour bâtir une nouvelle civilisation.
Nous devons répondre à la question
suivante : comment vivre ensemble sans s’exploiter les uns les autres, à l’échelle nationale et internationale. Les communistes qui maintiennent leur volonté de transformation ne doivent
pas se replier sur une recherche identitaire, mais au contraire remettre à jour l’internationalisme communiste. Pensons solidarité entre travailleurs européens et agissons en France pour la
traduire dans notre culture politique et nos luttes.
L’action des communistes s’est
située essentiellement sur le terrain de la répartition des richesses et donc sur le terrain du capital. Reconstruire un projet de société susceptible de mobiliser sur des perspectives
nécessite de placer au cœur du processus l’homme producteur qui doit se réapproprier le pouvoir sur la création des richesses (valeur), en choisir la nature et les modalités de production,
leurs critères solidaires de répartition. Perspective communiste, autogestionnaire qui prend du sens.
Travailler la question de la
répartition des salaires et profit au niveau national et l’appropriation des moyens de production.
Faire la contestation des critères
de gestion capitaliste à l’entreprise et la proposition d’autres projets et critères.
La démocratie est une arme fatale
contre le capitalisme : elle doit être organisée, conscientisée et représentée.
L’école est le lieu de
redistribution des richesses culturelles : l’éducation civique doit y être importante.
Les communistes doivent travailler
sur la propriété collective et la démocratie économique, et trouver les rapports de force pour se réapproprier les biens de production. Le niveau européen pour la transformation radicale est
nécessaire donc il faut plus s’investir au PGE : il faut créer une opinion internationale progressiste pour combattre le découragement des masses organisé par l’Union européenne. Il faut
une stratégie d’alliance pour garder le pouvoir sur la durée et avoir une idée de ce que l’on veut après le capitalisme.
Il faut un gouvernement citoyens à
tous les niveaux : du local au mondial.
Épanouissement des individus,
société post-marchande et dépérissement de l’Etat. Le communisme est un mouvement qui résout les contradictions du capitalisme pour un combat sur le travail, contre les discriminations et pour
l’écologie.
Gratuité de tout et responsabilité
de tous.
Lutte de classe pour l’appropriation
des moyens de production et démocratie.
Le capitalisme investit dans les
profits financiers en confiscant la plus-value à la production. L’exploitation se fait dans le travail, la reproduction de la force de travail et les loisirs : le combat doit être au plus
haut degrés du domaine culturel et doit prendre en compte l’écologie et l’international.
II – A - Conscience de classe
Dans notre quartier, il n’y a plus de grandes entreprises à main d’œuvre d’hier, telles que les savonneries, les huileries, etc. Mais il y a bien d’autres activités qui se sont installées ! quelles sont-elles ? Qu’y font les travailleurs ? Pourquoi ne sait-on pas s’adresser à ces salariés ? En plus, avant, tout le monde connaissait le sens travail : aujourd’hui il se trouve des personnes qui n’en ont aucune notion. La misère ne rend pas révolutionnaire.
Perte du sentiment d’identification
de classe, exemple : intérêt commun entre manuel et ingénieur dans une entreprise. La société n’a pas glissé à droite, mais notre culture politique n’est pas à la hauteur de celle de
Sarkozy.
Si certains des citoyens, moins en
difficulté que d’autres, n’agissent pas, c’est parce qu’ils sont tétanisés par le matraquage individualiste libéral qui désigne les boucs émissaires : immigrés, assistés, fonctionnaires.
Donc le PCF doit mettre en évidence les causes communes pour créer de la solidarité.
Au sein du bloc des salariés, de
l’ouvrier au cadre supérieur, potentiellement très puissant, mais menacé de précarisation, des solidarités sont à imaginer entre ceux qui sont les plus affectés par la précarité et les
autres.
Le capitalisme financier a utilisé
les médias pour dénaturer la valeur travail et diviser les populations qui auraient dû être solidaires.
Le PCF s’adresse aux salariés alors
qu’une partie croissante de la population ne se considère pas comme salariés : RMI, chômage, temps partiel, catégories dites assistées pendant la campagne. Le capitalisme a créé une
nouvelle classe : celle qui ne sera quasiment jamais salariée. Cette classe a intégré la culpabilité, elle est ne se considère pas de la classe ouvrière : c’est au PCF de faire ce
travail.
Un camarade militant de Greenpeace,
ancien membre des Verts, a adhéré au PCF pour gommer les inégalités de classe.
L’homme producteur est réprimé et
évincé du débat au profit de l’homme consommateur qui doit être extraverti pour répondre à l’offre des marchés : c’est donc la conscience de classe, les conditions de son émergence, de ses
expressions et des organisations qui les portent qui disparaissent.
La classe ouvrière a pris pour
valeur l’individualisme et elle est à la recherche d’un homme providentiel pour faire face à la précarité et l’insécurité qui l’envahit. Elle fait division ave les nantis (les fonctionnaires)
et les assistés (les chômeurs).
Il n’y a plus de classe moyenne mais
la bourgeoisie, le prolétariat (qui ne vote plus PC) et le sous-prolétariat (qui vote social-démocrate). Donc la droite a recueilli le vote du prolétariat en les opposants au sous-prolétariat
qui n’a pas de conscience de classe.
Analyser le comportement des
électeurs : ils sont passés de producteur à consommateur : nous devons reconquérir le producteur : alliances des militants et des chercheurs.
II – B – Les élections présidentielles
Est-ce que le PCF peut être à la fois un parti révolutionnaire et de gouvernement ? Non, si l’on croit certains avis à propos de l’attitude de la social-démocratie dans toutes les expériences passées. Oui, si l’on se dit que la participation dans les organes de pouvoir sont le résultat d’un rapport de force, d’un contrat moral et politique duquel on exclu toute compromission.
Crainte d’une réédition de 2002,
d’où vote Royal, après échec des collectifs antilibéraux, échec dû à l’assimilation des victoires TCE et CPE avec présidentielle.
La diversité des forces de gauche
n’a pas été assez mise en évidence, ce travail est à faire : divergences et convergences.
Augmentation de l’individualisme et
mérite, baisse du collectif et de la solidarité. L’épanouissement individuel et la liberté à été prise par la droite, la gauche doit garder le droit et les garanties collectifs.
La droite fait un travail
idéologique important depuis la 2e guerre mondiale aux USA. Sarkozy s’y appuie : référence au libéralisme du 17e et 18e siècle. Minc dit que le marché est l’état actuel de la démocratie
d’aujourd’hui.
La république se vide de ses
principes et il y a convergence des néolibéraux et des sociaux libéraux.
La droite a utilisé le brouillage
des idées et des mots, ce qui a permis de brouiller les repères. - Donc il y a les Français qui veulent transformer à la marge le capitalisme, ceux qui veulent le réguler avec des taxations et
une minorité qui veulent changer le système.
Nous avons sous-estimé l’offensive
des oui au traité constitutionnel après leur défaite.
Dés que nous avons parlé « des
forces de gauches et écologiques » le piège était ouvert : les écologistes sont mis à part des forces de gauches, donc l’écologie (qui est une science et non un parti politique) n’est
ni de droite ni de gauche. La commission environnement du PCF de 69 était en avance.
Fin d’un cycle commencé avec le
programme commun : échec de peser en positif ou négatif sur le PS, échec du tête-à-tête avec les antilibéraux.
Dés le début du rassemblement
antilibéral, nous aurions du dire qu’il était trop petit. De plus la fonction des partis dans ce rassemblement n’a pas été bon. Du coup nous avons creusé l’écart entre mouvements et partis.
Le PC a perdu car il a trop voulu
aider le PS.
Échec du PC car il est un parti
électoraliste et fait des alliances à court terme.
La droite a construit son
rassemblement sur les aspirations populaires. Le PC n’a pas pu le faire parce que des dirigeants ont combattu le CN et le programme était trop dispersé. Nous sommes resté entre deux
positions : rassembler autour du PC et rassembler sur un pied d’égalité.
Le peuple nous a lâché parce que
nous n’avons pas parlé assez d’insécurité, d’immigration et de violence.
L’opposition au capitalisme n’est
pas une adhésion au PCF.
II – C - Réhabilitation du politique
Nous ne nous opposons jamais à une réforme, sans proposer des solutions adaptées aux intérêts des salariés. Exemple en 2005, nous n’étions pas contre l’Europe, mais contre cette Europe là : nous sommes pour une Europe sociale qui garantisse les droits fondamentaux des citoyens et ne mette pas en concurrence les salariés. Nous sommes bien conscients que certaines réformes peuvent être utiles, mais certainement pas comme les proposent les ultra-libéraux.
Il faut s’attaquer à la crise de
confiance en la politique : il faut permettre l’expression des associations et autres réseaux militants articulés avec intervention de l’Etat et des élus.
Renouveler notre projet à partir de
ce que pensent les Français, donc faire des états généraux, pluralistes et publics. Il faut innover pour reconstruire. Notre programme est le reflet des rapports de force internes au PCF et
intéresse peu les gens.
Les militants PCF doivent être au
milieu des travailleurs pour se nourrir de leurs débats.
Les décisions sont prises au niveau
mondial, les gens n’ont plus confiance dans les partis. Les luttes sont au cœur du combat contre l’exploitation.
Utilisation par les citoyens des
outils anciens, annexes des partis : les associations. Ce sont des structures catégorielles des luttes, ce qui est une victoire de la droite.
Les associations humanitaires sont
vides de contenus transformateurs : décroissance, écologie, les « sans », l’éducation populaire…
Le PC n’a pas assez pris en compte
les nouvelles formes de lutte.
III – A - Image du PCF
Une audition auprès des jeunes fait ressortir que nous avons une image vieillote.
Communisme, dans le dictionnaire a deux définitions. La première : « doctrine tendant à la collectivisation des moyens de production, à la répartition des biens de consommation suivant les besoins de chacun et à la suppression des classes sociales ». La deuxième définition : « doctrine sociale qui préconise la suppression de la propriété individuelle et une mise en commun des biens et des produits ». La première définition est plus proche de notre idée, mais l’opinion publique retient la deuxième qui véhicule les souvenirs d’erreurs, des drames, des dictatures, se référant notamment à l’URSS.
En fait, il y a deux images : il y a celle que les capitalistes n’ont cessé de véhiculer depuis la 2e guerre mondiale, négative et qui laisse des traces même chez des gens proches de nous. Et puis il y a l’autre, celle de résistant, combattant les inégalités, force de progrès et d’avancées sociales. Les gens nous aiment et nous détestent à la fois. Notre mission est de faire changer l’opinion publique.
Le parti au niveau national n’est pas visible. Des sympathisants me disent que nous n’avons pas assez de charisme.
La politique du PCF semble avoir glissé dans le même sens que celui du PC italien, vers la social-démocratie. Nous n’avons rien à proposer. Il faut que nous ayons le courage d’avoir un programme de rupture. Il faut plus de formation des militants en cellules. Notre passé (la Résistance) est ignoré par les gens. On a une crainte de dire qu’on est communiste.
Autour de nous, il y a des milliers de salariés qui n’ont pas de droits, et ça nous ne le voyons pas. La société a profondément changé et nous avons gardé le même discours.
On voit le PCF comme un parti contre le progrès. Les communistes sont vus comme des personnes qui veulent tirer vers le bas. L’individualité diffère de l’individualisme. On a trop peur de l’autre.
Les régimes porteurs de l’idéal
communistes ont échoué surtout sur la question de la liberté. - Nous sommes marqués par notre soutien à ces régimes jusque dans les années 80.
Causes du recul : interventions
militaires soviétiques à Budapest et Prague. Les jeunes bénéficient des avantages acquis, donc ils ne voient pas la nécessité d’un PCF (même nos enfants), retards pour prendre en compte les
nouvelles luttes. Nos valises de plombs, c’est aussi les années gauches plurielles et les jeunes sont allés au 100% à Gauche.
Parti trop faible pour faire changer
le cours de la politique capitaliste.
Le PCF, par rapport aux autres
partis communistes de l’Europe, a eu une longévité supérieure et est inséré dans la réalité culturelle et sociologique de la nation. Mais aux élections présidentielles de MGB, particulièrement
riches d’élans et de propositions, nous sommes obligé de constater la dénationalisation de son influence.
Il faut rester attaché au mot
communiste car il se réfère aux luttes des travailleurs pour la conquête de leur liberté. Intellect, affects et percepts devraient nourrir une analyse marxiste actualisée.
Conséquence du capitalisme financier
mondialisé : la gauche fait ringarde et la droite moderne. L’image du PCF se situe dans cet ensemble.
Le passif historique est difficile à
surmonter avec les syndicats et les collectifs antilibéraux.
Le PCF ne représente plus la gagne
et a une image d’incohérence.
Le communisme apparaît comme une
doctrine désuète et celle du marché est moderne et hégémonique. Raisons : Le stalinisme a été le contraire du communisme et le PCF a abandonné des concepts comme « centralisme
démocratique » sans en trouver des nouveaux.
On a en besoin d’un PCF en 45, on en
a encore besoin aujourd’hui. Là où le PCF doit faire la différence, c’est sur l’idéologie et il ne doit pas se prétendre un super syndicat ou une super association. Face à une défaite
idéologique, il y a deux solutions : on résiste ou on cède. La remise en cause du programme du CNR est vue comme une revanche de classe. La section de la Ciotat défend l’idée selon
laquelle pour être plus efficace dans la reconstruction du rassemblement et pour son identité même, il est primordial de garder le nom PCF.
Il faut garder le nom communiste et les valeurs du PCF sont : révolte contre les injustices, contre l’exploitation de l’homme par l’homme, souhait d’un monde plus juste, plus humain, partage des richesses, du pouvoir et des connaissances.
La cellule de Septèmes veut garder
le nom communiste : là où on l’a supprimé, cela n’a pas amélioré le score et la droite haineuse serait trop heureuse. Nous voulons respecter ceux qui ont crée ce parti et qui l’ont soutenu
dans les moments les plus difficiles.
C’est une erreur d’avoir enlever la
faucille et le marteau, de ne plus parler de lutte de classe, de croire que nous ne pouvons pas nationaliser parce qu’il y a la mondialisation et l’Union européenne :« il n’y a de
nouveau que ce qui a été oublié ».
Nous sommes en recul car nous avons
tardé à parler du stalinisme, à prendre en compte les nouvelles luttes et le programme commun a profité au PS.
Nous ne sommes plus un parti de
masse et avons perdu la bataille idéologique.
Pendant la campagne, nous n’avons
pas parlé travail et n’avons pas utilisé le mot communisme.
Le communisme s’est discrédité comme
réponse au capitalisme en mouvement.
Notre modèle social PCF ne
représente pas le mieux-vivre.
Nous sommes dans une image
contradictoire totalitarisme stalinien et utopie révolutionnaire. - Il faut faire un travail critique et renouveler l’utopie.
Si nous voulons dépasser le
capitalisme, il faut garder le nom communisme.
Analyser et parler en public du
stalinisme, mais changer le nom n’efface pas le passé.
Il faut changer le nom
communisme : les jeunes le trouvent ringard, alors qu’ils s’intéressent à ce qui se passe en Amérique du Sud. Donc changer le nom et garder le contenu.
Les élus au Parti : pourquoi faire ? Certains communistes pensent qu’il y a un éloignement du communiste élu, des élus estiment que c’est un moyen d’assumer leurs responsabilités. De toute façon c’est une source de financement pour le PCF.
Les sommets de certaines pyramides décisionnelles dans le 13 ne sont pas à rechercher dans la direction fédérale. On peut les trouver autour d’un certain nombre d’élus, imposants des décisions à une masse de militants au mieux en colère, au pire désorientés.
Il faut acquérir une parole et
quitter le discours. Il faut travailler sur notre subjectivité révolutionnaire. Contre la déprime, on se raccroche aux dogmes alors que la situation nécessite qu’on se remette en question.
Il faut écouter les communistes pour
savoir pourquoi ils ne sont plus militants.
Les communistes sont dans la
fatalité et dans l’individualisme.
Est-ce que notre comportement est
communiste et est-ce que tous les communistes ont les outils pour travailler les fondamentaux.
L’influence régresse et nous
vieillissons. Les permanents sont nécessaires mais débordés et loin du mode du travail.
Le rôle des responsables du Parti ne
doit pas être tourné vers l’institution parti, mais vers les militants et la population. Les choix majoritaires font partie d’un système de démocratie.
Des dirigeants ont utilisé des
pratiques non démocratiques pendant les élections : initiatives parallèles, pétitions contre des candidats : vieilles méthodes de la gauche sous prétexte de renouveau. Nous hésitons à
confronter nos points de vue par peur de perdre notre homogénéité.
Le PCF a une bonne analyse de l’état
de la société, mais ne l’assimile pas pour militer et pour sa mise en pratique.
Le collectif homme/femme est la
richesse du parti : c’est lui qui le sauvera.
On gaspille des heures de
militantisme avec des camarades qui ne veulent pas construire du commun, mais faire prévaloir par tous les moyens leur avis personnel. C’est l’existence même du parti révolutionnaire qui est en
cause car il peut exister que dans la démocratie. Les discutions longues doivent porter sur le contenu, l’élaboration, mais la mise en œuvre doit aller vite et ça ne peut fonctionner qu’avec
une grande liberté et autonomie des individus, dans la confiance, et avec l’évaluation a posteriori.
Le PCF est de trop petite
taille.
Il faut écouter les jeunes.
Priorité au projet et contenu.
Il faut améliorer l’organisation du
parti et augmenter son influence. Garder la pyramide et utiliser les municipales pour faire un travail de proximité.
Remettre nos propositions à jour et
travail de proximité. Réorganiser le parti de la cellule au CN avec un Bureau qui prend des décisions claires.
Avoir des sensibilités différentes
et unis autour de l’idéal communiste.
Faire la transformation d’un projet
en même temps que la résistance à la politique de la droite.
Le nouveau traité peut être un outil
pour cette bataille.
Le congrès se tiendra en même temps
que d’autres de partis de gauche.
Mener une campagne idéologique et de
conscientisation.
Pour reconstruire le parti, il faut
du temps et ne plus avoir de conflit et de théorie abstraite. - On n’a plus le droit de se tromper.
Comment faire pour construire et
rassembler : on dit aux jeunes : « pas sur le modèle soviétique, plus de modèle », mais cela les déstabilise encore plus.
Le nom parti communiste ne peut pas
changer. Il faut reprendre la ligne politique abandonnée. Celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir. Reprendre les « lumières » du PCF et relancer l’activité.
Faire de la riposte à Sarkozy un
processus.
Il y a ceux qui ont voulu utiliser
l’organisation pour faire la stratégie d’ouverture. Il faut rétablir l’organisation du PCF avec le respect de la discipline et de la démocratie : confer Maurice Thorez de 1934 à 1964
La minorité n’accepte pas la
décision majoritaire.
Arrêt des sensibilités. Le
centralisme est l’activité.
Il faut garder la capacité de
dialogue entre ceux qui sont pour l’approfondissement et ceux qui sont pour l’ouverture.
Il faut formation et éducation
populaire.
Dans les 13 et 14e arrondissement,
il y a une très forte population et il n’y a aucun compte rendu de mandats des élus : comment connaître le travail qu’ils font ?
La participation au pouvoir des
élus : soit pour adoucir les effets du capitalisme, soit c’est un levier pour sa remise en cause. Cette question est importante quand le capitalisme est en position dominante et
puissante.
Contradiction entre participation au
pouvoir des élus pc et contestation du pouvoir. Il ne faut pas renoncer, mais être plus clair sur la visée.
Organiser le congrès dans la
pyramide et les élus travaillent dans le collectif.
Les critiques du PCF par les membres
du PCF sont faites par ceux qui sont sous l’influence des médias.
Les seules initiatives que nous
sommes capables de mener jusqu’au bout sont les élections et tous se passe par en haut. Du coup, en bas, comme on intériorise que l’on est inexistant dans les quartiers et les entreprises et il
ne se passe plus rien.
Le PCF est de trop petite
taille.
Écouter les jeunes.
Le CN doit éclaircir le 33e
congrès : il y a trop d’interprétations différentes. Pour ce congrès, il faut éviter le consensus et aller vers la clarté.
La minorité n’accepte pas la
décision majoritaire.
Arrêt des sensibilités. Le
centralisme est l’activité.
Il faut garder la capacité de
dialogue entre ceux qui sont pour l’approfondissement et ceux qui sont pour l’ouverture.
Il faut formation et éducation
populaire.
Le CN doit éclaircir le 33e
congrès : il y a trop d’interprétations différentes. Pour ce congrès, il faut éviter le consensus et aller vers la clarté.
Une coalition n’est pas unir mais mettre en commun. : chacun agit pour un objectif commun mais garde ses caractères, ses projets, la maitrise de son engagement sauf pour ce qui est décidé en commun. Faute de ciment pour une nouvelle organisation, il faut coaliser. Une coalition permet ainsi a des forces très diverses de se rassembler pour combattre ensemble et éventuellement porter un projet commun (le programme du CNR). Ceci suppose en interne du PCF des transformations importantes dans nos analyses, nos pratiques et nos cultures. Cette idée de coalition et l’espace politique d’action qui en découle concerne aussi les forces du mouvement social : l’action des contre-pouvoirs est en crise en même temps que l’alternative politique.
L’assemblée extraordinaire du parti de 2007 et ce qui va suivre devraient constituer le début d’un tel processus.
L’assemblée extraordinaire est faite pour permettre de faire mûrir le projet du parti jusqu’au congrès de décembre 2008
Le congrès doit être ouvert en grand
et nourri de notre action dans entreprises et quartiers populaires. La fête de l’humanité est une très bonne image et c’est bien de décentraliser.
Le congrès doit redonner au parti
une place digne du passé et actualiser les luttes.
Les congrès 2007 et 2008 sont de la
souveraineté exclusive des militants PCF.
Le congrès doit permettre de
travailler sur l’abstraction qui est le niveau de pensée nécessaire à la compréhension de la transformation du monde. La lutte de classe ne doit pas tomber dans le sociétal qui fait partie de
la lutte de classe.
Le PC est malade : nous avons
été battus politiquement et idéologiquement. Le congrès est la consultation du malade.
Le congrès devrait proposer un
travail d’atelier d’écriture dans chaque fédé pour permettre d’énoncer le réel et sortir du discours capitaliste.
Le congrès doit déboucher sur du
neuf. Que fait-on des 10000 communistes qui ont voté le retrait de la candidature MGB ? Le congrès doit être ouvert avec la volonté de refonder la stratégie et l’organisation.
Nos choix stratégiques seront d’autant moins opérationnels que nous oublierons et nierons notre histoire. Le rassemblement politique ne se fera qu’à partir d’elle, dans ses errements et ses avancées.
L’histoire, bien sûr, il faut en tenir compte, c’est ce qui nous a construit et c’est aussi, ce qui a permis l’existence de toutes les réalités sociales que Sarkozy et Kesller veulent détricoter. Et si nous engagions les choses par le bon bout. Dépassons l’amère existence du résultat de la présidentielle et travaillons à la reconstruction de notre influence par le militantisme du « quotidien » face et avec les grands enjeux du 21e siècle qui commence.
Plutôt que périr dans l’honneur et
la fidélité à un parti constituer, ou survivre dans un ensemble plus vaste, mon choix sera celui du phénix qui sait disparaître pour mieux demain renaître et ressusciter. Nous sommes les
acteurs du communisme français. Je préfère la proie du communisme politique que l’ombre d’une illusion et fantomatique aspiration à la recomposition partisane de nos ambitions.
Face au PS et aux Verts qui ne
remettent pas en cause le capitalisme, il ne faut pas que le PCF disparaisse, mais au contraire, porte haut avec toutes nos forces militantes une offre politique crédible alternative au marché.
La richesse des apports politiques de nos militants n’a pas été assez prise en compte, ni les luttes comme l’écologie. Nous devons au congrès de 2008 produire un acte marquant la rupture avec
le soviétisme.
C’est dans la riposte à Sarkozy que
se fera le rassemblement. : initiatives concrètes, propositions alternatives et débat idéologique dans l’autonomie de chaque organisation.
Plutôt que la création d’un nouveau
parti, faire une charte inter partis progressistes.
Notre parti doit avant tout être un
parti de lutte, appelant à un changement de société.
L’existence du PCF, outil
révolutionnaire, est en cause et il faut partir de la triste réalité du recul des consciences et des solidarités. Des stratégies différentes de paris communistes ou progressistes en Europe ont
abouti au même résultat. On est devant des problèmes qui vont bien au-delà du nom et des formes d’organisation. Je pense qu’il faut assumer le besoin de communisme et qu’il y a besoin d’un
parti pour cela. Il faut que cette organisation soit le plus possible dans une force européenne. Elle doit gagner en unité idéologique et que les alliances, rassemblements, doivent se faire sur
les contenus. Tous nos efforts doivent porter sur la formation des jeunes : ce sont eux qui mettront en œuvre ce que nous déciderons ensemble.
Il faut apparaître comme un parti de
lutte et ouvert. Nous devons développer la presse, la formation et nous tourner vers les jeunes.
Le congrès doit analyser les
blocages qui empêchent le développement du PCF, comme pour les autres partis en Europe, c’est-à-dire la bipolarisation. Le PCF doit être une organisation efficace face au capitalisme fort, il
doit mieux comprendre la société et les électeurs et imaginer le sens du développement.
Bataille idéologique chez les
communistes : il y ceux qui s’accrochent au communisme du 19e siècle, ceux qui vont vers l’extrême droite pour chercher l’ordre, le respect, la stabilité en croyant reconnaître les ex-pays
de l’Est, et il y a ceux qui tâtonnent pour chercher un communisme de notre temps avec un combat de classe.
Maintenant il faut rassembler pour
devenir une force politique construite à partir de la résistance à la droite et le rassemblement des forces de gauches pour une construction commune dans le respect de chacun.
Pas de dilution dans le mouvement
social.
Rassemblement de tous à gauche, sauf
le PS.
Il faut faire alliance avec les
partis communistes européens (suit la liste des PC qui ne sont pas aux PGE) et arrêter de se flageller sur l’histoire de l’URSS.
Autour de nous, il y a de la
suspicion : Il ne faut pas penser que nous sommes le centre de gravité du rassemblement.
Si nous restons sur un combat
capital-travail nous serons le parti des communistes.
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