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SUR LE PCF, LE CONGRES, LES MILITANTS.. ESSAI POUR UNE PREMIERE SYNTHESE

jeudi 26 juillet 2007
 

de LA LOUVE

Cher-e-s camarades

J’ai bien lu les différentes interventions, ici ou là ces dernières semaines et notamment :

Marine Roussillon, Jacques Franck, Bibi 33, Patrice (Bessac), Yann Germain (et pardon pour celles et ceux que j’oublie qui interviennent plutôt ponctuellement dans des fils mais sont très actifs et très présents, notamment Maguy , le mystérieux V., Anna, le Reboursier, Jonathan, l’irremplaçable Vieux Stal Borné, JC des Landes, Esteban, Le Mouton Noir, notre Adonis rouge, etc etc).

Toutes ces interventions je les lis, souvent avec grand plaisir, et elles appellent , me semble t il, plusieurs remarques qui seront surtout un premier essai de synthèse, pour avancer (et non une "leçon de morale").

Je précise que le "je" ici est bien plus une forme d’éthique pour ne pas me cacher derrière un "on" qu’une monstrueuse crise de narcissisme, qu’ilexprime parfois un avis purement personnel, et enfin que cet articleest issu presque mot pour mot d’un premier commentaire sous l’intervention de P. Bessac dans "Economie et Politique"...

A titre préalable

Tout d’abord et au préalable, laissons de côté les critiques personnelles (c’est-à-dire concernant directement la personne et les supposées intentions que d’aucuns voudraient lui prêter).

A mon avis toutefois, il n’y en a pas vraiment eu ici au sens strict ; il y a en revanche des critiques sur le discours tenu par des camarades identifiés, à tort ou à raison, comme étant des "dirigeants", discours confronté à la réalité de leurs actes, selon certains.

Je ne suis pas à la place des dirigeants ou représentants et ne l’ai jamais été, donc je ne donne pas de leçon sur ce point, mais j’ai en revanche quelques observations à formuler, de camarade à camarades, dans le débat qui nous intéresse toutes et tous.

Il me semble que certains camarades sont d’une certaine manière victime de l’hypocrisie du système qui fonde aujourd’hui le gouvernement du PCF.

Sont-elles victimes consentantes ou victimes innocentes?... Se prononcer sur ce sujet relève du procès d’intention et je ne m’y risquerai pas car je suis opposée à ce genre de pratiques, surtout à l’égard de camarades qui n’ont pas non plus que des défauts, loin s’en faut.

Ces interventions me permettent de rappeler, en pleins ou en creux, certaines exigences qui me semblent être revendiquées à haute voix ici ou là par la majorité des communistes du PCF et ce depuis plusieurs semaines.

Je ne partage pas ce que certains propos me semblent laisser transparaître d’optimisme et de "positive attitude" et ce quelles que soient les raisons qui conduisent à envisager la vie du PCF sous un angle aussi rose.

Mais je n’envisage pas non plus cet avenir sous de sombres auspices car j’ai confiance en nous.

1. Sur le sort que les communistes entendent réserver au PCF

L’exigence d’un débat serein et strictement interne au PCF sur la nécessité de garder ou pas l’outil PCF est une revendication forte des camarades.

A ce titre, nous sommes nombreux à avoir exprimé notre "ras le bol" de l’intrusion permanente, ces derniers temps, de gens qui ne sont pas membres du PCF et ne sont déjà pas fichus de "faire le ménage" chez eux.

Il semble que pour l’instant, tous ces donneurs de leçons extérieurs se soient un peu tus, ce qui me va mieux.

La question doit toutefois se poser entre communistes.

Mais à mon sens, cette question ne peut être posée que si on pose immédiatement une autre question , qui est son corollaire, et qui est celle des relations que les communistes doivent entretenir ou ne plus entretenir avec le PS dans son ensemble, élections locales ou pas.

Ma position n’est un secret pour personne ; je pense que nous devons faire preuve d’une certaine forme de réalisme qui s’appelle courage et mettre un terme à nos liaisons dangereuses avec un parti qui, quoi que l’on dise, n’est manifestement plus un parti socialiste (et tant pis pour nos camarades du PS qui sont encore des socialistes sincères), ni " de gauche" quoi qu’on entende par là…

Je suis bien plus favorable à des rapprochements ponctuels avec la LCR ( et particulièrement depuis qu’elle a présenté des candidats aux élections législatives, quelles qu’en soient les raisons) et avec certains écologistes qui ont compris qu’on ne pouvait être sérieusement écologiste et capitaliste, qu’à poursuivre des unions mortifères avec un PS social démocrate, sinon pour certains, social libéral.

Cette question amène pour moi une réponse à deux étages : si les rapprochements avec le PS doivent cesser ,il est donc hors de question d’envisager une quelconque « fusion » du PCF avec des gens qui sont encore actuellement des membres du PS ou qui gouvenrnent plus qu’amicalement avec eux et qui n’ont jamais fait leur autocritique à ce sujet.

En conséquence de quoi, je pense qu’il est plus qu’urgent que le PCF reste en vie et continue sa route de façon autonome et bien identifiée « à gauche ».

C’est une nécessité non pas pour quelques-uns qui seraient les communistes, mais pour le plus grand nombre, c à d le peuple, face à la bourgeoisie, aux capitalistes et à Sarkozy.

Evidemment, et j’en suis une preuve, nos portes sont ouvertes aux socialistes (et aux autres) qui voudraient se rapprocher de nous, il ne s’agit pas ici du « repli identitaire » qu’on nous reproche si souvent pour clore le débat.

2. Sur la modernisation nécessaire du PCF et de ses structures

Une fois cela résolu, se pose la question de savoir si cet outil doit être modernisé, et notamment , s’il doit être modernisé du point de vue de ses règles de fonctionnement, ce y compris dans la désignation de ses représentants et de ses dirigeants, et notamment, en vue d’apporter d’une part plus de participation des communistes dans ces choix, et d’autre part, afin d’assurer que les décisions prises majoritairement par les communistes soient respectées strictement par l’exécutif du Parti.

Il me semble que la question des "dirigeants" est bien une question clef , fondamentale même, car justement en relation avec ce que signifie être communiste et être membre d’un parti communiste.

Elle est également importante en terme de stratégie de « communication ».

Et oui, il en faut , et quiconque prétend le contraire est un fou.

Ce qui ne signifie pas du tout que notre stratégie doive être la même que celle adoptée par les partis bourgeois, au contraire.

J’ai exposé ailleurs qu’il me semble que la meilleure « comm’ » pour les communistes reste l’exemple et l’action.

Chacun à notre niveau, nous devons être exemplaires – non pas sans tache (même si c’est très important d’essayer d’être intègre et honnête) – mais « exemples vivants » du communisme et de ses valeurs.

On peut donc de ce point de vue se demander quel est l’impact d’un député du PCF, un « dirigeant » ou au moins, un « représentant national » qui soutient ouvertement un candidat autre que le candidat du PCF, alors que l’un de nos fondements est l’action collective et commune ? …

Je pense que ce comportement, imité, hélas, par plusieurs , a été dévastateur dans notre électorat et que là nous avons commencé à apparaître définitivement comme un parti vraiment « comme les autres ».

Or, telle n’est pas notre vocation.

C’est une des raisons d’ailleurs pour lesquelles je participe au projet soutenu par Bellaciao de rédaction d’un « contre projet de constitution européenne socialiste », même si c’est largement utopique, pour communiquer par l’exemple, être dans le "faire" et pas seulemen dans le "dire".

C’est une des raisons aussi qui font qu’à titre personnel, j’ai décidé de ne me présenter à aucune élection qui pourrait me conduire à devoir voter sur les bancs d’une majorité PS ou « gauche plurielle » version 1997 sans liberté de parole, (sauf à ce que le PS change radicalement, ce qui me semble totalement irréaliste !).

Si les mots ont un sens, je suis favorable à l’idée "d’opposition dans l’opposition" bien plus qu’à l’idée de "gauche de la gauche".

3. Sur l’organisation du Congrès extraordinaire, "la direction" du PCF et le bilan de la direction

Compte tenu de notre calendrier, je me permets de rappeler que, pour l’instant, et en s’en tenant strictement aux comptes rendus et communiqués publiés ici et là par des membres du PCF ou par le PCF lui même (donc sans « tirer de plans sur la comète »), l’organisation du Congrès extraordinaire est relativement orientée dans un sens déterminé que nous sommes nombreux à identifier et à ne pas accepter ou que nous voudrions au moins voir discutée.

En effet, une de nos critiques porte justement sur le fait que, selon nous, la question des dirigeants du PCF en général mais aussi la question de l’actuelle direction doit au moins être abordée et qu’éventuellement, il devrai y avoir un vote à l’issue de ce Congrès « extraordinaire » puisque les statuts issus de notre 33ème Congrès prévoient en effet cette possibilité.

Là encore, de nombreuses voix se sont élevées pour dire que des camarades étaient "inquiets" de la façon dont était prévu ce Congrès extraordinaire.

Force est de constater qu’à ce jour nous n’avons eu aucune explication ou réponse ou amorce de dialogue de notre direction (excepté si l’on interroge certains membres de « personne à personne », il n’y a, à ma connaissance, aucune réponse officielle du PCF à ces militants) et il nous semble de plus en plus que notre Parti fait la sourde oreille aux critiques militantes sur cette organisation, se repliant sur un discours légitimiste, alors qu’il semble accueillir sereinement des questionnements qui ne sont pas même internes au PCF....

Je crois pour ma part qu’une attitude aussi autiste, un tel comportement de "forteresse assiégée" de la Direction vis à vis de groupes de militants, est néfaste. Elle n’est pas saine ni raisonnable.

Ce n’est peut être pas son objectif mais vu de l’extérieur de cette « forteresse », on a bien l’impression, quand on examine certaines décisions ou qu’on lit certains communiqués (et donc, en se fondant sur des éléments objectifs), qu’elle met en scène une direction (elle-même) supposément obligée de « jongler » avec deux groupes qu’elle traite comme s’ils étaient majoritaires au Parti, à savoir les « orthodoxes durs », incarnant une vision manichéenne et passéiste du communisme d’une part, et les « pseudos rénovateurs » qui ne rêvent que de dissoudre le PCF et le communisme dans « autre chose » d’autre part (« Gérin / Braouezec » pour résumer selon la formule d’un camarade, Sad, pour ne pas le nommer).

Donnant cette image d’elle aux prises,sans cesse avec des agitateurs féroces et nombreux dont le conflit fratricide risquerait d’emporter notre PCF, (alors que je maintiens que ces camarades des deux bords, pour être très bruyants, n’en sont pas moins minoritaires, ce qui explique aussi qu’ils soient aussi bien organisés et donc, sur-représentés à la direction), elle trouve ainsi une légitimité pour ne pas s’appuyer sur une majorité pourtant beaucoup plus lucide et réelle, notre majorité à nous, moins bruyante, mais qui lui demanderait des choses que, par habitude, par lassitude, ou par erreur, elle ne peut pas ou ne veut pas faire.

En ce sens une partie de l’analyse de Patrice Bessac ( dans l’extrait de son papier publié ici) est assez juste mais la question est de savoir si on doit ou pas critiquer cet état de fait.

Au motif qu’elle « devrait tenir le Parti » (ce qui reste donc à voir) la direction en profite quelque part, pour nous dire de faire silence et d’attendre… Mais attendre quoi ?

Je ne comprends pas pourquoi la direction du Parti (et je pense ici spécifiquement à notre secrétaire nationale et à son exécutif) ne fait pas les choses plus clairement, car cela permettrait de les faire plus simplement et donc, plus sereinement.

On ne parle que d’un « débat » sans tabou, alors que rien n’a jamais été aussi tabou justement, et que les cartes sont brouillées.

Cette invocation permanente à « ne pas avoir de tabou » ou , pour reprendre une autre expression « à la mode » , à être « décomplexés », amuserait sans doute beaucoup un psychanalyste…

Elle ne m’amuse que moyennement car je crains qu’elle ne désigne précisément le contraire de ce qu’elle est supposée évoquer.

De la même manière, et pour prendre un autre exemple, les communistes « boudent » manifestement le forum qui a été ouvert sur le site du PCF pour le Congrès alors qu’ils s’expriment beaucoup ici et souvent de façon très argumentée.

Cela ne devrait-il pas interpeller notre direction ? Cela ne signifie t il pas qu’il y a un problème ? (même un problème, simple, technique, de lisibilité, de manipulation) Ou fait-elle un peu l’autruche pour nous dire plus tard « on avait fait des choses mais VOUS n’avez pas participé » ?

Un tel comportement de fuite en avant ne peut qu’être propice à engendrer des paranoïas néfastes au dialogue des communistes.

Cela ne peut que tendre une situation déjà délicate et cela me rend, personnellement ,de plus en plus soucieuse car je crains en effet que la situation ne se tende mais pour de bien piètres et de bien mauvaises raisons…

Nous devons regrouper nos forces pour éviter cela.

Toutefois, il y a une chose aussi qu’il faut reconnaître parallèlement à la nécessité du débat sur la « direction », c’est la nécessité de l’auto-critique des militants.

Mais cette auto critique ( qui a je crois commencé) doit être raisonnée car les militants sont quand même grandement tributaires d’une part des moyens qui sont mis à leur disposition et d’autre part de la manière dont leur sont présentés les sujets (voir les théories des questions ouvertes/questions fermées,la théorie des jeux etc...) et qu ’ « accessoirement », la plupart d’entre nous ont un travail ou en cherchent un ou font leurs études et donc, ont une autre activité principale que celle de diriger le Parti...

N’avons nous pas manqué d’autonomie ? De sens critique ? N’avons nous pas trop peu agi en interne ? Nous sommes nous faits suffisamment entendre et respecter ?…

J’ai exprimé le point de vue global que je vous expose ici à plusieurs reprises et notamment à mon secrétaire fédéral , lors de notre université d’été en juin, et ce publiquement ; il sait donc que je suis en désaccord avec lui sur presque tout ce qui concerne l’organisation de ce Congrès, sur son analyse de la situation du PCF et ses relations avec « la gauche », et également sur une petite partie du fond, où là, cependant, je crois pouvoir dire que nous nous retrouvons sur de très nombreux domaines, étant tous deux communistes !

Nos manières d’envisager de faire vivre un communisme du 21ème siècle sont manifestement différentes et je pense moi que la forme, les moyens, les principes d’action sont à notre niveau aussi importants que la substance de nos idées politiques et économiques…

car fond et forme ne cessent jamais d’inter-agir dans le communisme, il me semble que c’est une des leçons de Marx… "Je pense le monde qui me pense à son tour et que je pense à nouveau", ad libitum...

4. Comment moderniser le PCf et le communisme?

Lorsque nous nous serons prononcés donc, le plus sereinement et démocratiquement possible sur la question du principe de la modernisation du PCF (car j’espère bien qu’on en arrivera jusque là et que n’aura pas été votée la disparition du PCF), il faudra bien alors envisager de répondre à la question du « comment » moderniser le PCF.

Cette question est intimement liée à ce que nous serons capable de donner comme définition de ce que nous croyons être la substance, le rôle et la portée du communisme au 21ème siècle, en France bien sûr mais aussi dans le monde et en particulier, en relation avec l’Europe et pourquoi pas, avec le Parti de la Gauche Européenne auquel le PCF a adhéré.

Encore une fois, l’expérience italienne de la Sinistra Europea (même si elle devait finalement « capoter ») est selon moi à suivre de près et me « parle beaucoup plus » en terme de projet d’avenir européen communiste que celui de Die Linke (qui s’annonce de plus en plus comme ni plus ni moins qu’une resucée du SPD), pour les raisons que j’ai exposées dans un autre article.

Je crois que ce travail sur « le communisme » et ses valeurs, ses concepts, a déjà commencé partout, chez tout le monde, y compris d’ailleurs chez les gens qui ne partagent pas nos idées !

5. Sur la nécessité de lier débat sur la forme et débat sur le fond

Cette "liaison intime " et complètement nécessaire entre la forme ("soeur jumelle de la liberté") et le fond, cette dialectique, tout simplement, fait qu’à mon avis, le débat sur ce que nous appelons ici ou là "la direction" (et les « représentants officiels » du Parti), ses pouvoirs, ses responsabilités... n’occultera pas mais au contraire, sera mené en liaison, avec celui qui nous semble encore plus nécessaire, sur le fond, de notre projet, de nos idées et de nos pratiques, tant en période électorale ( avec un vrai débat sur la continuation de la 5ème et la participation à la présidentielle) qu’hors période électorale.

A ce titre, je me demande s’il est bien légitime du point de vue d’une « grille d’analyse » communiste, de partir d’ores et déjà du principe que « nous devrons être là en 2012 » ce qui signifie presque nécessaire sous la 5ème et dans l’hyper présidentialisme sarkozien, et semble balayer d’un revers de main toute autre hypothèse…

Personnellement, ma réponse est « non ».

D’une part parce que cette question est importante pour des communistes ( compte tenu de ce que le communisme pense du présidentialisme et plus particulièrement de cette 5ème république) et d’autre part parce que, cette question étant importante, c’est encore une fois aux communistes de la trancher souverainement.

Et aussi parce que, (mais cela n’engage que moi), je crois que nous ne devons plus présenter de candidat à la prochaine élection présidentielle en 2012, en expliquant publiquement pourquoi, mais nous concentrer sur les élections législatives, cantonales et européennes. Cette élection n’est pas/plus la notre.

6. En conclusion, quelques principes intangibles pour guider une démarche inévitable et nécessaire

Dans cette liaison intime du fond et de la forme, dans cette analyse que nous menons tous et toutes avec nos moyens, il est à mon avis nécessaire de rappeler quelques principes de base auxquels nous raccrocher, souvent invoqués ici, et sur lesquels tout communiste ou se prétendant tel ne peut qu’être d’accord :

Il me semble que nous devons tous et toutes être des prolétaires, des ouvrier-e-s, sinon dans la profession au moins dans la pensée, dans la façon de voir les choses et dans notre travail au sein du Parti.

Parler et réfléchir, c’est bien et nécessaire, agir c’est fondamental.

Notre parti doit être un parti de militant-e-s, déterminés à agir et à penser pour faire advenir le communisme, au travers de leurs actions quotidiennes dans la vie civile et au travers de l’exercice de leurs mandats quand ils sont des militants communistes élus.

Chacun de nous est un exemple pour ceux qui le côtoient et nous sommes les premiers porteurs de l’idéal communiste dans la société.

Notre parti n’est pas un parti d’élus non militants ou de courtisans ; notre parti n’est pas le PS.

Il est un outil à la main des militants qui sont souverains et dont les décisions prises à la majorité doivent être respectées, mais la souveraineté des communistes au sein de leur parti ne leur est accordée que dans un but : cet « outil-parti » est destiné à court terme à protéger et défendre les prolétaires et les personnes fragiles contre le capitalisme et les ravages qu’il provoque dans nos vies.

Ce parti a également un objectif à beaucoup plus long terme qu’il doit absolument garder comme horizon indépassable : c’est abolir (ou dépasser ou transcender…) le capitalisme et faire advenir une société sans classe, le communisme.

Nos alliances futures doivent être construites sur la base de cet horizon. Tout doit se rapporter à cela.

Je vous propose pour conclure à ce stade que nous restions sur les débats de fond , qu’ils concernent la vie du parti, sa forme, sa direction, la politique française ou le communisme, ce qui n’empêche pas de remettre en cause des pratiques d’hommes et de femmes, non à titre personnel ni même ès qualités de militant-e-s, mais s’ils sont des élus ou des dirigeants au sens strict , en tant que tels (il faut d’ailleurs s’entendre sur ce terme).

Cela étant dit , le communisme ne se réalisant pas tout seul chacun dans son coin et étant, par essence une œuvre collective, la critique est absolument nécessaire si elle n’est pas agressive et empreinte d’animosité, ce qui ne l’empêche nullement d’être ferme et sans appel.

Fraternellement à tous

LA LOUVE (PCF PARIS 17)

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Collectif Bellaciao
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=51114
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Tag(s) : #DEBAT après le 17 juin 2007
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