UMP : Copé à nouveau annoncé vainqueur
Rédaction Web
26 Novembre, 2012
Jean-François Copé est à nouveau proclamé président de l'UMP par la commission des recours. Commission qui était jugé incompétente et illégitime par
le camp Fillon avant même qu’elle ne se prononce. L’ancien Premier ministre devrait donc poursuivre la contestation.
La Commission nationale des recours (CNR) de l'UMP a rendu son verdict et confirmé la victoire de Jean-François Copé, cette fois-ci avec pas moins
de 952 voix d’avance, contre seulement 98 après la proclamation des résultats le 19 novembre. Et ce après avoir décidé d'écarter les scrutins dans les deux bureaux des Alpes-Maritimes,
situés à Nice, et de Nouvelle-Calédonie. D'autre part, 26 voix ont été retirées à François Fillon dans le bureau n°16 de Paris, et six voix lui ont été retirées à Cannes-Mandelieu. C’est
un petit succès pour le camp Copé, mais la victoire n’est pas acquise.
Cette déclaration de la commission ne devrait pas changer grand-chose à la division, puisque l'avocat de François Fillon, Me François Sureau, a écrit plus
tôt lundi à cette même Commission de recours pour formaliser l'ensemble de ses griefs concernant le vote des adhérents du parti. Lettre dans laquelle il demande à ladite Commission de "se
déclarer incompétente", au motif que six de ses neuf membres ont soutenu l'un ou l'autre des candidats (4 pro-Copé, 2 pro-Fillon). Le document de 6 pages reprend ensuite les principaux
arguments développés par le camp Fillon depuis une semaine, notamment l'oubli des résultats de trois fédérations d'outre-mer, dont la réintégration aboutirait à une victoire de l'ancien
Premier ministre et non de Jean-François Copé.
Quant au recours intenté devant la Commission par Jean-François Copé, l'avocat assure que François Fillon n'en a "reçu aucune information officielle". Il
demande, "au titre du principe fondamental et élémentaire du contradictoire" que les observations des copéistes lui soient communiquées. En outre, François Fillon "se réserve la
possibilité" de dénoncer des "irrégularités" dans pas moins de 24 départements, notamment les Bouches-du-Rhône et la Seine-et-Marne, fief de M. Copé.
En outre, le camp Fillon assure détenir les preuves de bourrage d’urne à échelle « industrielle » avec plus de 30.000 procurations pour
Jean-François Copé sur les 87 290 suffrages exprimés en sa faveur, soit plus du tiers.
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