Sarkozy dans le Var le jeudi 19 mai : le Snuipp appelle à manifester et les élèves du collège Mistral sont privés de sport
Secret de polichinelle depuis la semaine dernière, Nicolas Sarkozy doit être dans le Var ce jeudi matin. Au programme : inauguration d’une gendarmerie à La Londe et rencontre avec les maires du département à Bormes à l’occasion de l’assemblée générale de l’association des édiles varois. Un déplacement, si proche de ses lieux de villégiature, effectué pour tâter un peu du terrain. Sur le terrain éducatif, en revanche, la réalité est tout autre : pour dénoncer notamment les fermetures de postes, le Snuipp 83 compte bien organiser ce jeudi 19 mai à 8h00 devant l’école Marc Legouhy, au Lavandou, une « contre-inauguration » afin de protester contre le budget 2011 de l’Education nationale. Au Lavandou, ce sont trois classes d’écoles qui fermeront à la rentrée.
De son côté, Maryvonne Guigonnet, secrétaire départementale de la FSU 83, s’insurge contre le fait que les élèves du collège Mistral de Bormes sont privés de cours à la suite de la venue de Nicolas Sarkozy. Pourquoi ? Afin de sécuriser les lieux, le gymnase, qui doit accueillir l’assemblée des maires, doit être fermé toute la semaine. « Toujours pour les mêmes raisons, la plate-forme sportive ne sera pas accessible aux élèves et à leurs enseignants pour toute la semaine. Les élèves du collège paient le prix fort pour le déplacement présidentiel : trois jours pour sécuriser une présence présidentielle, qui selon les autorités, devrait être réduite à une demi-heure (…) », dénonce-t-elle. Et de poursuivre : « Le Snes et le Snep FSU considèrent que, dans ce cas, les excès sont manifestes. La venue d’un président ne peut engendrer une semaine entière de suspension de certains cours (…). » « La venue de M. Sarkozy doit-elle forcément empêcher le travail des élèves ? N’aurait-on pas pu trouver d’autres solutions et consulter les enseignants et les parents plutôt que de les mettre devant le fait accompli ? Apparemment, lorsque le président se déplace, les heures de cours (…) pèsent peu au regard de la stratégie de communication et de son recours immodéré à toutes les précautions nécessaires pour sa sécurité qui ne semble pas avoir de prix », conclut-elle.
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