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Saint Maximin : Le Front de Gauche à l’offensive

 

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Un meeting en présence de Jean-Marc Coppola a rassemblé plus d’une centaine de personnes

 

Article paru dans La Marseillaise du samedi 6 mars 2010

 

La réunion, mardi dernier, a réuni près d’une centaine de personnes, en présence de Jean Marc Coppola, chef de file du Front de Gauche pour la région PACA, de Luc Léandri, d’Alain Bolla, de Joelle Mecagni, de Laurent Carratala, de Catherine Lecoq, de Bruno Pouverel,  et de Claude Gilardo, maire de Brignoles, et Gérard Bleinc, maire de Rougiers.

 

D’entrée le débat est lancé su la nécessité d’une liste Front de Gauche et sur les enjeux de ces élections. Jean Marc Coppola précise que : « le bilan de la région c’est celui de la majorité sortante et pas seulement celui de Vauzelle et des socialistes. Il est nécessaire de partir des interrogations et des questions des gens . Est-ce que la politique peut changer les choses ? Le pouvoir doit être restitué au peuple, les citoyens ont besoin de s’engager. C’est utile d’appliquer des propositions immédiates pour crédibiliser le besoin de la politique à l’échelle de la région. Le projet du Front de Gauche c’est de placer au centre l’humain, son épanouissement, son émancipation,… Un humain ce n’est pas un coût de la naissance à sa mort. C’est une richesse. Notre objectif c’est de construire une perspective à long terme et pas seulement dans la région. Dans quelle société veut-on vivre, une société égoïste ou une société solidaire ?

La campagne de proximité que nous menons commence à donner des résultats avec le monde du travail, les quartiers, les cités, …Comment ensemble construire des propositions et les appliquer. Il nous faut du courage et de l’audace  pour rompre avec les politiques libérales et financières ». Il poursuit par une proposition: «  la création d’un pôle public financier avec une maîtrise publique de l’Etat, de la région et de l’intervention citoyenne. C’est avec notre argent que les banques spéculent sans aucune garantie. Les salariés ont intérêt à se saisir de leur avenir. Dans les prochains moins le gouvernement et le patronat veulent faire exploser le système de retraites car aujourd’hui avec des retraites de répartition, plus de 182 milliards d’euros échappent à la spéculation ».

A la question « Comment peut-on envisager la gratuité des transports en commun ? Il répond : « la gratuité devient incontournable. C’est bien une mesure sociale mais aussi une mesure écologique. Nous voulons des transports collectifs alternatifs à la route  pour les personnes et pour les marchandises, investir dans le ferroviaire, dans le fluvial, …. Les aides accordées, les ventes des billets et des abonnements des TER ne représentent que 17% des recettes. La gratuité pour les usagers nécessite des financements novateurs par exemple la contribution des grandes surfaces commerciales et des promoteurs immobiliers (comme dans la Communauté d’Aubagne), l’utilisation d’une partie de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (Tipp), les produits des contraventions automobiles, … »

A la question : « Le Parti Socialiste a pour objectif de gagner toutes les régions mais pourquoi faire ? » il répond : « Les régions ne doivent pas être seulement des espaces de résistance  mais aussi des lieux de contre pouvoir et de redistributions de richesse. Elles doivent créer des perspectives politiques.

A la question le Front de Gauche est-il en rupture avec le système libéral, Luc Léandri répond

«  Le front de Gauche c’est une démarche de rupture avec le capitalisme. Une gauche qui ne déçoit pas et qui s’appuie sur les luttes sociales. C’est nécessaire de donner envie aux jeunes, aux salariés de faire de la politique. Il n’y a pas eu d’appropriation collective des décisions prises par les citoyens. On continue à déléguer aux élus et les pratiques politiques ne changent pas ». 

Dans le débat,  Catherine Lecoq, précisa que «  la réforme territoriale va entraîner la diminution des subventions à la culture. 33000 salariés travaillent dans la culture dans la région PACA ».

Alain Bolla  dans son intervention rappelle  que «  Le vote des salariés est indispensable. Il y en a marre, il faut que cela change nous disent les salariés. L’affrontement de classe est le quotidien des salariés dans toutes les entreprises. En quoi le vote Front de Gauche va être déterminant pour mon avenir, pour reconstruire une gauche alternative, de rupture et transformation sociale ? On ne doit plus se contenter d’une politique d’accompagnement.Il est nécessaire de créer de l’espoir ».

Claude Gilardo montre que la misère s’étend sur Brignoles et  qu’il est nécessaire d’avoir une présence politique régulière pour redonner espoir et développer les luttes. « Comment associer les citoyens afin qu’ils ne soient plus seulement que des spectateurs des élus. Il y a le feu à l’hôpital public de Brignoles, la mobilisation est indispensable. »

« La Gauche n’est pas à la hauteur des exigences. L’objectif du Front de Gauche c’est le dépassement du capitalisme et la réappropriation de la politique à long terme par les citoyens.

Pourquoi il n’y a pas de débats de fond dans les médias ? Pourquoi très peu de mots sur le Front de Gauche  dans les médias nationaux, sur les propositions, …Ils ne veulent plus donner la parole  aux citoyens et aux salariés. Nous voulons restituer le pouvoir au peuple, modifier les rapports de force, conquérir de nouveaux droits sociaux et démocratiques » conclu Jean Marc Coppola.

 

Laurent Carratala

   

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Tag(s) : #Elections régionales 2010
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