Sahara occidental : Une décolonisation inachevée
Pour les Nations unies, il revient au peuple du Sahara occidental, aujourd’hui occupé par le Maroc, le droit de décider de son sort.
En 1975, l’Espagne, ancienne puissance colonisatrice, se retire du Sahara occidental. Les Nations unies jugent alors, sur décision de la Cour internationle de justice, qu’il revient au peuple
du Sahara occidental le droit de décider de son sort. Le roi du Maroc Hassan II exécute son projet expansionniste dit « Marche verte », prétextant « l’intégralité territoriale du
Grand Maroc ». Façon pour lui de préserver la dynastie alaouite. Une guerre éclate entre le royaume et le Front Polisario pour la libération du Sahara occidental. Elle ne s’achèvera qu’en
1991, date du cessez-le-feu, avec la mise en place de la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Depuis, cette consultation
d’autodétermination – indépendance ou intégration au Maroc – n’a toujours pas vu le jour. Les résolutions onusiennes s’amoncellent, mais rien n’y fait. Le mandat de la Minurso n’implique aucun
volet concernant les droits de l’homme. En 2005, c’est le début de l’intifada pacifique dans les territoires occupés face à des pourparlers au point mort. Depuis, le Maroc a enterré l’idée d’un
référendum au profit d’un « plan d’autonomie ». Ce déni du droit international compte sur l’appui tacite des états-Unis et de l’Union européenne, qui espère faire de Rabat un
partenaire privilégié en raison des ressources qu’offre le territoire disputé (sable, mineraies, phosphate, et pêche). Néanmoins, 83 nations ont reconnu la République arabe sahraouie
démocratique, déchirée par un mur de béton qui sépare le peuple sahraoui en exil .en Algérie, et celui sous occupation marocaine.
Cathy Ceïbe
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