Retraites, budget, Bettencourt,.. les principales déclarations de François Fillon
Les principaux points évoqués lors d'une conférence de presse à Matignon, au lendemain de la mobilisation d'ampleur contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, par le premier ministre :
RETRAITES
- "Le gouvernement comprend les inquiétudes", "il écoute l'avis des Français qui ont manifesté, il écoute l'avis des Français qui n'ont pas manifesté", mais "aucune mobilisation ne réglera le problème démographique que pose la question des retraites".
- "On peut tourner le sujet dans tous sens, faire miroiter" d'autres solutions "dont l'augmentation des impôts", la "seule" mesure "véritablement efficace est le relèvement de l'âge de départ à la retraite"
- "Contrairement à ce que (les socialistes) affirment, nous allons rééquilibrer nos régimes de retraite dès 2018 (...) afin de pérenniser cet équilibre, nous avons prévu un rendez-vous en 2018 pour envisager la suite de cette réforme".
- "Aucun Français ayant commencé à travailler avant 18 ans ne sera obligé de partir à la retraite après 60 ans"
CROISSANCE
"Je suis convaincu que cette année notre croissance atteindra bien la prévision gouvernementale, soit 1,4%". "Les recettes de l'Etat sont conformes aux prévisions initiales". "Les performances de l'économie françaises seront cette année encore plus élevées que celles de la zone euro".
SALAIRES DES FONCTIONNAIRES
"L'engagement a bien été pris par le gouvernement d'augmenter le point d'indice de 0,5% au 1er juillet et cet engagement n'est pas remis en cause", mais "il y aura une discussion avec les partenaires sociaux".
DEFICITS
- "Nous n'allons pas accélérer le non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, nous allons tenir cet engagement pour la troisième année consécutive".
- "Il y a des pays qui baissent les rémunérations des fonctionnaires, il y a des pays qui licencient des fonctionnaires, il y a des pays qui réduisent de façon drastique, il y a des pays qui augmentent de plusieurs points la TVA. Si on était amené un jour à mener une politique comme celle-là, oui, je dirai que c'est une politique de rigueur".
"Pour l'instant, ce que nous essayons de faire, c'est d'éviter cette politique-là".
FISCALITE
- L'effort sur les niches fiscales pourra être porté jusqu'à 8,5 milliards d'euros sur la période 2011-2013, pour contribuer à réduire le déficit public de la France, alors que l'objectif jusqu'à présent était de 5 milliards.
- "Ce sont bien des augmentations d'impôts, mais ce ne sont pas des augmentations générales des impôts qui pèsent sur les ménages ou les entreprises".
AFFAIRE BETTENCOURT
"J'ai une totale confiance dans le ministre du Travail".
MINISTERES
De "nouvelles règles qui vont durcir, préciser les conditions d'accès aux logements de fonction, les conditions dans lesquelles se passent les déplacements de membres du gouvernement en France et à l'étranger, et qui vont concerner le nombre de collaborateurs de cabinet" seront annoncées "dans les prochains jours".
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