Une centaine de migrants ont passé la nuit dans un hangar à Calais. Encerclés par les forces de police, il refusent de quitter les lieux.
Le hangar avait été loué par l’association SOS soutien ô sans papier.Situé entre la zone portuaire et Calais Nord, les militants souhaitaient accueillir les riverains pour leur expliquer
leur démarche vis-à-vis des migrants
Lors de l’ouverture publique du hangar de la rue Cronstadt de Calais qui commençait samedi à 17h, de nombreux migrants ont voulu se joindre au local pour assister au concert qui devait y avoir lieu pour célébrer l’événement. Une centaine de migrants au total, aidés par des membres de l’association altermondialiste "No Border", ont réussi avec l’aide des militants à forcer le barrage de police qui essayait d’empêcher de rentrer.
Après le repas du soir, le hangar a ensuite été encerclé par la police. Barricadés à l’intérieur, militants et migrants ont passé la nuit de samedi à dimanche dans le hangar de Calais qu’ils refusent de quitter jusqu’à nouvel ordre, appelant les citoyens à venir les soutenir.
Depuis la destruction de la "jungle", où les centaines de migrants avaient trouvé refuge, les clandestins cherchent des hébergements dans Calais et ses alentours.
Des renforts de policiers et environ 75 CRS avaient été appelés samedi soir pour prêter main forte à la quinzaine d’agents postés devant l’entrée du bâtiment et qui n’avaient pu empêcher les migrants d’entrer. Le quartier autour du bâtiment a également été bouclé. Le dispositif a été reconduit ce matin. Le sous-préfet de Calais a demandé aux migrants et aux quelques bénévoles qui se trouvent à leurs côtés de quitter les lieux, sans succès pour l’instant. La préfecture du Pas-de-Calais a rappelé que le hangar était destiné à du stockage de marchandises et ne pouvait être un lieu d’hébergement.
Alors que mercredi 3 février, deux jeunes militants "No border" étaient jugés suite aux manifestations qui se sont déroulées à Calais fin juin 2009, le jugement est attendu pour le 24 février. « Ces jeunes n’étaient là que pour faire connaître des valeurs telles que la liberté d’aller et venir, la liberté de parole, la liberté tout court. Les deux prévenus connaissent les limites de leurs actes, ils doivent être notre fierté d’être français, d’être humain. Ces gens sont des pacifistes, pas des délinquants. »a plaidé Maître Matrat pour la défense.
Humanité avec agence.
http://www.humanite.fr/Un-hangar-en-etat-de-siege-a-Calais
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