Le moteur de la consommation cale
L’Insee annonce un recul de la consommation des ménages en novembre.
Alors que les économistes prévoyaient une hausse de 0,5 %, l’Insee, qui vient de rendre publics les chiffres de dépenses de consommation pour le mois de novembre, enregistre une baisse de
0,1 %, mettant fin à deux mois d’augmentation continue. En octobre, la consommation avait progressé de 1 % (chiffre révisé à la baisse de 0,1 point), et en septembre de
2,6 %.
Particularisme de l’économie française, la consommation des ménages tire la croissance depuis de nombreuses années. Jusqu’en 2007, elle progressait d’environ 2 % à 2,5 % par an en moyenne. La crise a provoqué un coup de frein assez brutal de cet indicateur. Pour l’ensemble de l’année, l’Insee prévoit une hausse limitée de la consommation de 0,7 %, après 0,9 % l’an dernier, qui avait marqué le début de la crise. L’essentiel des dépenses étant tiré par l’automobile, avec l’effet d’aubaine de la prime à la casse.
Les résultats statistiques de la consommation pour le mois de novembre confirment cette tendance. Les dépenses en produits manufacturés ont très légèrement reculé. Seules les dépenses en biens durables ont encore affiché une hausse (+ 2 %), soutenus par les achats d’automobiles (+ 4,2 %). « Les ménages profiteraient des derniers mois de prime à la casse avant sa baisse programmée au 1er janvier prochain », précise l’Institut national de la statistique et des études économiques.
Les dépenses en équipement du logement ont en revanche ralenti (+ 0,2 %, contre + 2,1 % le mois précédent). Les biens de consommation qui n’apparaissent pas « nécessaires » sont en recul, comme les achats de textile-cuir, les produits mobiliers ou encore tout ce qui se rapporte aux secteurs quincaillerie-bricolage ou horlogerie-bijouterie, précise l’Insee.
Paule Masson
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