Vice-président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Conseiller municipal de Marseille
15 juin 2011
Ils ont osé liquider la chocolaterie marseillaise NetCacao. Le Tribunal de commerce s’est laissé instrumentaliser par le pouvoir de l’argent. Il a obéi à la dictature de la finance, au mépris de l’emploi industriel, du savoir-faire des salariés et du développement économique.
Il faut dire que ce tribunal, qui fait honte à toute notion de justice, a un modèle de choix : le président de la République en personne.
Celui-là même qui accorde 360 milliards de garantie aux banques et qui ne lève pas le petit doigt pour exiger à celles-ci en retour d’être utiles à l’économie et à l’emploi.
Les grands discours de l’Élysée sur la réindustrialisation du pays restent, comme beaucoup d’autres, des opérations de communication sans lendemain. Ou plutôt aux lendemains qui déchantent et qui assassinent la production nationale.
Une issue positive était pourtant à portée de main. Cela n’a pas été le choix des porte-flingues de l’Élysée ni de son locataire lui-même.
Ces solutions sont pourtant celles de l’avenir. Car si l’on veut être efficace face à l’urgence écologique, il est nécessaire de relocaliser. Si l’on veut être efficace face à l’urgence sociale, on ne fait pas le choix de fabriquer du chômage quand une entreprise a fait la démonstration de sa rentabilité.
Je réaffirme que le politique peut et doit intervenir dans l’économie. Il n’y a pas de fatalité à se soumettre à la loi du marché à moins d’en être complice.
C’est pour cela que rien n’est définitivement perdu quant à l’activité de l’usine. A présent, l’outil de production est sous la protection des salariés. Et les prochains jours seront mis à profit pour fiabiliser le projet des investisseurs et pour que les acteurs de la table ronde réunis en Préfecture le 6 juin mettent en acte leur engagement auprès de NetCacao.
Je continuerai à soutenir les salariés et la direction de NetCacao en organisant, avec eux, des initiatives politiques et populaires, dans l’esprit de responsabilités qui a été le leur jusqu’à présent.
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