Saint-Priest-Taurion, Haute-Vienne
À l’heure où l’on parle déjà de l’été européen, après le printemps arabe, pourquoi nos médias passent-ils sous silence la situation politique du Maroc ? Pourtant, depuis plus de trois mois, avec la création du Mouvement du 20 février, le peuple marocain, par des marches ou des sit-in pacifiques, revendique la démocratisation de son système politique. Depuis plusieurs semaines, une forte répression est exercée à l’encontre de ces manifestations pacifiques. Omar Radi, jeune journaliste à Rabat, dénonce les méthodes policières marocaines et témoigne sur son interpellation de ce samedi 28 mai : «L’agent : “Nous t’avons vu dans la manifestation de tout à l’heure, et nous t’avons pris en photo.” Il ajoute, en m’étranglant : “La prochaine fois que je te vois avec les jeunes du 20 février, dans un café ou dans la rue, la prochaine fois que tu participes à leurs réunions, la prochaine fois que tu manifesteras, je vais te briser le dos, je m’occuperai moi-même de te tuer et de t’enterrer. Rappelle-toi bien de moi.” Je me demande comment je pourrai l’oublier… C’est la troisième semaine que le Mouvement du 20 février au Maroc subit de plein fouet les foudres du régime politique marocain, à travers ses appareils répressifs et idéologiques, qui ne servent qu’à liquider toute aspiration des forces vives du pays, particulièrement sa jeune génération, aspiration à l’émancipation, à la liberté, et à une démocratie réelle.»
ET AUSSI militer pour assurer un avenir digne
Le Mouvement du 20 février Paris-Île-de France, dans son communiqué en date du 26 mai 2011 condamne la répression : les marches pacifiques du dimanche 22 mai 2011 ont été sauvagement réprimées dans des dizaines de villes et villages, entraînant des centaines de blessés et de détenus et plusieurs arrestations. Cette répression constitue une escalade de la part de l’État marocain makhzenien contre le droit à la manifestation pacifique. Selon le Mouvement du 20 février Paris-Île-de-France, «ces pratiques répressives d’un pouvoir qui cherche à garder sa chape de plomb sur les libertés individuelles et collectives ne peuvent briser la ferme détermination des citoyens et citoyennes marocaines qui luttent pour la démocratie».
Je vous écris à la suite de nombreux articles de l’Huma, le dernier en date est celui de Roland Muzeau le 30 mai, sur ce que vous appelez «le travail». Vous interrogez «le travail» pour chercher une solution afin d’éviter que les travailleurs ne soient contraints au suicide comme réponse aux difficultés rencontrées en travaillant ! Mais «le travail» c’est le propre du genre humain. Ce qui est en cause ce sont les conditions dans lesquelles les capitalistes font travailler leurs esclaves. (…) Pour que s’améliorent les conditions de travail la solution la plus efficace c’est l’organisation dans la CGT et dans le PCF, et bien préciser que ce ne sont pas des «assurances tous risques mais des organisations de luttes dans lesquelles tout le monde a intérêt à militer pour assurer un avenir digne».
N’oublions pas les démocrates marocains
/image%2F0551212%2F20170620%2Fob_74cedc_bandeau-pcf.jpg)