La situation que nous dépeignent les SDF et les associations est alarmante : les
structures de distribution de repas à midi sont pour leur grande majorité fermées pour cause de travaux de réhabilitation. MIGUE MARIOTTI
Social . Depuis le mois de mai, se nourrir à midi est un véritable casse-tête pour les sans-logis et les plus démunis. Les
structures d’accueil habituelles sont fermées durant leur réhabilitation.
On aurait presque la nostalgie des grands froids d’hiver durant lesquels toutes les bonnes âmes
persistent, entre deux fêtes, à offrir aux plus démunis une soupe réconfortante.
Cet été, c’est régime sec à Marseille. La situation que nous dépeignent les SDF et les
associations est alarmante : les structures de distribution de repas à midi sont pour leur grande majorité fermées pour cause de travaux de réhabilitation. C’est
notamment le cas des Restos du cœur et des Missionnaires de la charité. De graves conséquences sanitaires sont à noter, en particulier pour les personnes âgées. Des
enfants subissent également de plein fouet cette situation, lorsque les parents ne sont plus à même d’assurer leurs repas, qu’ils aient ou non un logement. Pour les
malades, la prise régulière de traitement est d’autant plus compliquée.
Des solutions de fortune
Le réseau associatif aidant, quelques solutions de fortune se mettent en place. L’ADJ
Marceau (accueil de jour) distribue donc exceptionnellement des repas sommaires face à ce contexte difficile. A la Boutique solidarité de la Fondation Abbé Pierre,
depuis quelques jours, une initiative imprévue s’est organisée, compte tenu de la nécessité visible de certains accueillis affamés. On y offre le café et des
viennoiseries pour tenir jusqu’au prochain repas. Victimes de ces conjonctures, certains cherchent à organiser des réactions collectives, avec notamment une
manifestation envisagée à l’Hôtel de ville, le 15 août.
Toujours aucune réponse
On renvoie généralement les intéressés aux accueils de nuit. Y manger induit d’y être
hébergé. Or l’hébergement ne peut pas être pris en charge pour les personnes en situation irrégulière et le repas de midi n’y est pas prévu. Seuls ceux qui souhaitent et
peuvent être hébergés en centre accèdent donc à ces repas.
En attendant, aucune réponse n’a été offerte pour pallier les conséquences de ce
malheureux concours de circonstances.
LEA BOUAROUA
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