Le cancer, c’est le chômage, c’est le mal-logement, ce sont toutes les formes de précarité, ce sont les inégalités qui s’aggravent.
Une fois de plus, face à son échec économique, le gouvernement ne trouve rien d’autre à faire qu’à s’en prendre aux plus fragiles et aux plus en difficultés de nos concitoyens.
Non content de faire un nouveau cadeau aux plus riches avec sa nouvelle formule d’impôt de solidarité sur la fortune, voilà qu’il s’attaque avec une violence inouïe aux bénéficiaires des minima sociaux et qu’il prétend améliorer la situation des classes moyennes en rendant encore un peu plus dure celle des plus défavorisés.
Le ministre des affaires européennes, Laurent Wauquiez, qui veut « replacer les classes moyennes au cœur des politiques publiques » dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, a-t-il des idées originales, des propositions novatrices pour mettre fin à leur appauvrissement et à leur déclassement, pour améliorer leur quotidien et leurs perspectives de vie ?
Bien sûr que non !
Il ne sait faire que ce que le gouvernement fait depuis 2007 : donner aux riches, voler aux pauvres, et cliver, opposer, opposer les uns contre les autres, les pauvres contre les étrangers, les pauvres entre eux, les plus pauvres contre les un peu moins pauvres.
Et dans une surenchère digne des clins d’œil les plus appuyés qu’une partie de la majorité gouvernementale ne cesse de faire à la droite extrême, il avance des propositions plus stigmatisantes et plus discriminatoires les unes que les autres :
- il veut discriminer les étrangers en leur imposant une durée minimale de cinq ans de travail avant de pouvoir accéder au système de protection sociale,
- plutôt que de relever les salaires et le smic, il veut imposer un plafonnement des minima sociaux,
- plutôt que de créer de l’emploi et de permettre aux allocataires du RSA d’y accéder, il veut leur imposer un « service social » de quelques heures par semaine, totalement irréaliste, impraticable, et surtout méprisant.
Ces propositions sont indignes. Elles devront être combattues à la hauteur de leur indignité.
Non, monsieur le ministre, le cancer de la société française ce ne sont pas les minima sociaux.
Le cancer, c’est le chômage, ce sont les inégalités et les injustices qui s’aggravent.
Combattez-le, monsieur le ministre, plutôt que de le faire prospérer.
Christian Favier
Président du Conseil général du Val-de-Marne
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