Le gouvernement renonce à une hausse de la CSG pour 2013
Rédaction Web
30 Juillet, 2012
Alors qu'une hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG), espérée par le Medef, était une piste du gouvernement pour réduire le déficit
public et financer la protection sociale, le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a annoncé, ce matin sur France Inter que "le budget 2013 n'envisage pas cette
mesure-là".
"Des économies sont nécessaires, nous allons faire des économies", a déclaré le ministre du budget ajoutant: "avant de savoir s'il faut de nouveau augmenter
tous les impôts des Français, par exemple la CSG [1], commençons par prouver que nous
sommes capables de faire des économies et je m'y efforce". "La hausse de la CSG ne fait pas partie du programme de la loi de finances initiale. Le budget 2013 n'envisage pas cette
mesure-là", a dit Jérôme Cahuzac sur France Inter.
A l'issue de la conférence sociale [2]qui a réuni début juillet
syndicats et patronat, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault [3] n'avait pas exclu une
hausse de cet impôt prélevé en pourcentage sur tous les revenus, salaires, pensions de retraite, valeurs mobilières et produits immobiliers. François Hollande avait également affirmé le
14 juillet qu'il n'écartait "aucune ressource" fiscale pour permettre à l'Etat de respecter son objectif de réduction du déficit, précisant notamment qu'il ne fallait pas considérer la
CSG (contribution sociale généralisée) comme "seul instrument".
Le ministre du Travail, Michel Sapin [4], avait estimé le 11
juillet qu'une hausse de la CSG pour financer la protection sociale, en réduisant les cotisations des entreprises pour améliorer leur compétitivité, était "une piste" mais que ce n'était
pas "la solution". Les Français sont majoritairement (60%) hostiles à une éventuelle augmentation de la CSG en contrepartie d'une baisse des cotisations sociales payées par les
entreprises, selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay, publié à la même époque.
Début juillet la Cour des comptes, dans son audit des finances publiques [5] remis au gouvernement, avait estimé que l'effort budgétaire pour respecter les engagements internationaux de la France en 2012 devrait nécessiter entre 6 et 10
milliards de mesures nouvelles et que que "l'ampleur de la consolidation budgétaire nécessaire" rendra une hausse de la TVA ou de la CSG "difficilement évitable".
Lire aussi :
La conférence sociale en cinq points [2]
Rude bataille en vue sur le « coût du travail » [6]
Tribune de Francis Daspe, secrétaire général de L'Agaureps-Prométhée : Redonner son sens à l’impôt [7]
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