Chikungunya : « La prévention est l’affaire de tous »
« C’est bien un cas autochtone », insistent Florence Ayache, directrice de la Délégation territoriale du Var de l’ARS, et Philippe
Malfait, épidémiologiste à la Cellule interrégionale d’épidémiologie (Cire) Sud à Marseille.
« Elle a été piquée en France »
« L’enfant contaminée n’a pas importé le virus. Elle a été piquée en France par un moustique-tigre, qui avait auparavant piqué une
personne revenue contaminée, elle, lors d’un séjour à l’étranger. »
Les autorités sanitaires sont à la recherche de ce cas, mais aussi d’autres éventuels cas autochtones : « Tous les médecins,
pédiatres et laboratoires de la zone Fréjus - Saint-Raphaël ont été alertés ce matin (hier, Ndlr). »
« Toutes les mesures ont été prises afin d’éviter une propagation », poursuit Florence Ayache. Mais « la prévention est l’affaire
de tous », souligne Jean-Jacques Coiplet, directeur de la santé publique et environnementale à l’ARS. Chacun doit ainsi « être attentif au développement des moustiques, veiller à limiter les
sources de prolifération et ne pas laisser stagner de l’eau, même en petite quantité », prévient-il. Car « le moustique-tigre femelle pond dans une eau douce et stagnante », précise Yvan
Souarès, également épidémiologiste à la Cire Sud.
Il est donc indispensable d’« anticiper » et de « vider tout ce qui contient de l’eau inutilisée », ajoute Yvan
Souarès.
Contrôler fièvre et douleurs
Enfin, les intervenants se sont voulus rassurants sur le chikungunya en lui-même : caractérisée par un état grippal (douleurs
musculaires et fièvre), cette maladie « se soigne ». Par un traitement symptomatique uniquement : on ne peut que soulager la fièvre et la douleur. La petite Fréjusienne contaminée est
d’ailleurs « soignée à son domicile et n’aura pas besoin d’hospitalisation ».
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