La liste du Front de Gauche propose un Fond Régional d’Investissement (FRI) pour l’emploi et un nouveau mode de développement.
Après la proposition de la gratuité des trains express régionaux (TER), celle de la création d’un Fonds Régional d’Investissements (FRI) pour l’emploi et pour un nouveau mode de développement social et économique.
Des propositions concrètes qui touchent aux préoccupations quotidiennes des Provençaux, des Alpins et des Azuréens, en l’occurrence le pouvoir d’achat, le respect de l’environnement et l’emploi. D’autres suivront, guidées par le même objectif.
Loin des grands mots généralistes sur la précarité le chômage et autres tares de la politique du chef de l’État, à défaut des grands remèdes, Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de Gauche, propose le FRI, un outil pour optimiser l’efficacité de l’engagement financier du Conseil régional dans l’économie. Non pas pour que la collectivité se substitue aux banques, mais avec l’objectif de « produire un effet levier dans les dispositifs de financement, pour les rendre utiles à l’économie réelle ».
Le FRI, a indiqué, hier lors d’une conférence de presse, Jean-Marc Coppola, « aura pour
vocation, au lieu et place de l’attribution directe de fonds publics aux entreprises, d’assurer la bonification des taux des crédits qu’elles auront obtenus des banques en participant, lorsque
ces entreprises respectent les normes sociales et écologiques tout en créant des emplois, au remboursement de ces intérêts ». Pour les auteurs de cette proposition, l’intervention de la
Région par le biais du FRI devrait lui donner « un statut d’actionnaire public, lui permettant de siéger, même temporairement aux conseils d’administration des entreprises
aidées, afin de contrôler leur gestion et d’empêcher les délocalisations ». Un « point d’appui pour les salariés de l’entreprise », et pour « influer en amont sur les choix de celle-ci plutôt que de se contenter d’un contrôle en aval ».
Une réelle ambition industrielle
Un tel outil permettrait à la Région d’« impulser la croissance de l’économie sociale et solidaire » ainsi que celle des très petites, petites et moyennes
entreprises (TPE et PME) locales. Un bon moyen pour la « mise en œuvre d’une réelle ambition industrielle dans notre Région ». Pour la présentation de cette
proposition, Jean-Marc Coppola était accompagné par Hélène Le Cacheux, dirigeante nationale du Parti de Gauche et candidate en troisième position des candidats des Bouches-du-Rhône sur la liste
du Front de Gauche en Paca, et Pierre Dharréville, Secrétaire départemental et dirigeant national du PCF.
Sans nul doute considèrent-ils, un tel outil assorti de l’intervention en direction des banques des citoyens qui y mettent leur argent (salaire, retraite, économies) permettrait de prévenir des situations comme celle à laquelle est aujourd’hui confrontée Net-Cacao. Mais a indiqué Jean-Marc Coppola, il est urgent d’agir sur ce dossier sans attendre la mise en place de la nouvelle majorité régionale. Parce que « le 21 mars, il sera trop tard ».
Christian Carrère (La Marseillaise, le 12 février 2010)
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