La Grèce sacrifie le pouvoir d'achat
"Choc ! Une austérité ravageuse pour tous. Des mesures de plus en plus douloureuses, antidote à la banqueroute", titrait sur toute sa Une le quotidien Ta Néa, proche du gouvernement socialiste.
"Les mesures que le gouvernement a prises hier ont été reçues par la société grecque comme un électrochoc. Elles la bouleversent (…) mais elle considère que c’est une thérapie nécessaire", estime le journal.
Elefthérotypia (gauche indépendante) titre mercredi : "Un jour inoubliable ! Une avalanche de mesures change notre vie".
Le journal affirme dans son éditorial que "le gouvernement a annoncé hier les premières victimes de la guerre qu’il a déclarée contre la banqueroute. Ce ne sont pas ceux qui ont créé les conditions de la guerre, ce sont les travailleurs du secteur public dont on a dramatiquement réduit les salaires".
Le quotidien libéral Kathimérini relève de son côté à la Une "Des mesures sévères contre la faillite". Il souligne : "C’est maintenant au tour de l’Europe" et que "Le test crucial sera le lancement d’une obligation d’Etat".
Le journal d’informations économiques et financières, Naftemporiki, qualifie les mesures d’économies de 4,8 milliards d’euros de "sans précédent".
Le quotidien de la gauche radicale Avgi titre sur "la colère contre le vol", tandis que Rizospastis, l’organe du parti communiste grec (KKE -ultra-orthodoxe), appelle à "une grève générale" pour vendredi et annonce pour la soirée de jeudi "des rassemblements dans 62 villes contre les mesures incendiaires".
"Nous venons de commencer, il y a beaucoup d’intérêt, je suis au téléphone avec des investisseurs institutionnels qui sont enthousiasmés par les mesures gouvernementales", a indiqué le président de l’Organisme de gestion de la dette Petros Christodoulou au site financier euro2day.gr.
Sous la pression de l’Union européenne, le gouvernement socialiste a pris mercredi des mesures d’austérité draconiennes destinées économiser 4,8 milliards d’euros pour réduire son déficit public et rétablir la confiance des marchés.
Ces mesures ont été largement saluées par Bruxelles et par le Fonds monétaire international (FMI).
Article paru dans l'Humanité du jeudi 4 mars 2010
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