Il ne faudrait pas que les spéculateurs lèvent trop vite leur verre à la santé des banques... et du tribunal de commerce de Marseille qui vient de refuser la proposition d'un repreneur pour NetCacao et d’évoquer la liquidation judiciaire de l’entreprise. Cette audience n’est rien d’autre qu’une mascarade qui cache mal des manœuvres venues d’ailleurs pour tenter de donner un peu plus de pouvoir à la finance contre ceux qui créent par leur savoir-faire, les richesses dans notre pays.
Derrière les juges, de véritables décideurs politiques et économiques semblent vouloir privilégier les intérêts d’actionnaires qui n’attendent qu’une chose : se partager les reliques financières d’une société dont la viabilité n’est pourtant plus à démontrer.
Serait-ce la volonté inavouée de la mairie de Marseille de faire disparaître un fleuron de notre industrie à la faveur d’une nouvelle opération immobilière lucrative ?
Si une liquidation judiciaire se confirmait, il n’y aurait pas à tergiverser : ce serait bien L’Etat, la Ville et la finance, relayés par le tribunal de commerce, qui auront fabriqué du chômage, détruit un outil de production performant et jeté dans la détresse 180 familles.
Il n’est pas acceptable de continuer à laisser-faire ceux qui ne font rien !
Elus et acteurs économiques doivent afficher clairement leur soutien aux salariés et à l’activité de NetCacao ainsi que leur volonté de voir enfin une nouvelle ambition industrielle pour Marseille et sa région. C’est aussi le souhait des populations que j’appelle de toute urgence à se mobiliser pour que le 18 mai une décision irrémédiable ne soit pas prise.
Après trente ans de renoncement face aux marchés financiers, la gauche, lorsqu’elle présidera à nouveau aux destinées de ce pays, devra imposer la loi de l’intérêt général et de l’humain aux banques et au marché.
Jean-Marc Coppola
Vice-président de la Région PACA
Conseiller municipal de Marseille
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