vendredi 4 juin 2010 / "le Patriote"
Nul ne peut dire qu’il « ne savait pas ». Ce n’est hélas pas d’aujourd’hui que les dirigeants israéliens bafouent le droit international et les résolutions de l’ONU. Il y a 18 mois, la guerre dans la bande de Gaza a vu se perpétrer des "crimes de guerre" comme le rapport Goldstone l’a confirmé quelques mois plus tard. 1,5 de personnes vivent non seulement dans une « prison à ciel ouvert » mais également dans un blocus inhumain, illégitime et illégal. Lequel peut évidemment nourrir toutes les désespérances et leurs conséquences. Mais il y a quelques jours, ces faits n’ont pas empêché les pays les plus riches d’admettre Israël dans le club huppé des Etats membres de l’OCDE.
Evidemment les dirigeants israéliens s’empressent d’en conclure qu’ils ont les mains libres pour de nouveaux crimes d’Etat, d’où l’attaque meurtrière contre un convoi de bateaux affrétés par des ONG dans des buts humanitaires.
Il ne suffit plus de déplorer ou protester. Ce sont des sanctions vraies et dissuasives qui doivent être prises, à commencer par la suspension des accords d’association entre l’UE et Israël. De même le boycott des produits issues des territoires colonisés doit être effectif comme l’interruption du commerce des armes avec cet Etat.
Depuis lundi, et ce mardi dans les Alpes Maritimes, les expressions d’une solidarité active avec le peuple palestinien, d’une exigence de sanctions efficaces, d’une réaffirmation des conditions pour une paix juste et durable se sont multipliées.
Non à la guerre contre les humanitaires
Le groupe Front de Gauche du Conseil régional PACA condamne l’agression barbare de l’armée israélienne contre les militants humanitaires, les représentants d’associations, les députés européens et français qui apportaient leur aide aux habitants de Gaza victime du blocus inhumain d’Israël.
Cet acte odieux doit conduire les autorités françaises et leurs partenaires européens à rappeler fermement Israël au respect du droit international et à prendre les initiatives qui s’imposent : le blocus de Gaza doit être immédiatement levé, à défaut des sanctions internationales lourdes devraient être prises, notamment la suspension de l’accord UE/Israël. La France doit exiger la réunion d’urgence du Conseil de sécurité afin d’examiner la grave situation ainsi créée et pour décider collectivement des mesures nécessaires pour contraindre Israël à appliquer les résolutions de l’ONU.
Le groupe Front de Gauche a fait connaître son émotion et son indignation lors de la commission permanente du Conseil régional de ce jour, en demandant expressément au Président une initiative dudit conseil afin de marquer sa solidarité avec les victimes de l’agression israélienne.
Par ailleurs il appelle aux manifestations de protestation organisées ce soir à 18h partout en Région. Gérard PIEL, Président du Groupe FRONT DE GAUCHE, Conseil Régional PACA
Bateaux pour Gaza : un crime injustifiable
L’assaut donné par les forces armées israéliennes à la flottille qui tentait de briser le blocus de Gaza a entraîné, parmi les militants, la mort d’une vingtaine de personnes et de nombreux blessés. Rien, absolument rien, ne peut justifier un tel déchaînement de violence à l’encontre de militants et de parlementaires qui apportaient aux Palestiniens de Gaza des biens de première nécessité.
Après avoir infligé aux habitants de Gaza un assaut meurtrier, les asphyxiant par un blocus inacceptable, les autorités israéliennes font à nouveau preuve du même mépris de la vie humaine.
Nous tenons d’abord à rendre hommage aux victimes qui ont perdu la vie et aux personnes blessées, alors qu’elles tentaient d’exprimer leur solidarité humanitaire au peuple palestinien emprisonné à Gaza. Nous exprimons notre vive inquiétude quant au sort des personnes détenues en Israël, alors et surtout que les autorités israéliennes viennent de soumettre à la censure militaire toutes les informations sur ces événements. Nous exigeons leur mise en liberté immédiate, la restitution des bateaux arraisonnés et des marchandises qu’ils contenaient.
Nous demandons la constitution d’une commission d’enquête internationale sous l’égide du Conseil de sécurité des Nations unies. Nous appelons le gouvernement français et l’Union européenne à exiger des autorités israéliennes, sous peine de sanctions, la fin immédiate du blocus de Gaza, et à soutenir les efforts pour mettre fin à l’impunité des autorités israéliennes.
CGT, FSU, Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Signataires :
Membres : AITEC, Association France Palestine Solidarité, Association des villes françaises jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens, CBSP, CCFD, Cedetim, CEMEA, CICUP, Cimade, Comité Gaza Jérusalem Méditerranée, CVPR, Enfants du Monde - Droits de l’Homme, Enfants Réseau Monde-Services, Fédération Artisans du Monde, FSGT, Génération Palestine, GREF, Le Mouvement de la Paix , Ligue des droits de l’Homme, LIFPL, Mouvement International de la Réconciliation, MRAP, Palestine 33, Pax Christi, Secours Catholique-Caritas France, SIDI, Terre des Hommes-France, Union Juive Française pour la paix. Observateurs : ACAT, Agir ensemble pour les droits de l’Homme, Afran-Saurel, Amnesty International, Association « Pour Jérusalem », Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix, CRID, Ritimo. RCDP – Réseau de coopération décentralisée pour la Palestine
/image%2F0551212%2F20170620%2Fob_74cedc_bandeau-pcf.jpg)