Rédaction Web
29 Septembre, 2011
Réunis à la mi-journée en assemblée générale, plusieurs centaines d'entre eux ont voté la reconduite du mouvement, sur un site à l'arrêt depuis mercredi, au lendemain de l'annonce du projet. Une nouvelle AG est prévue vendredi à 12h. La fermeture de la raffinerie [1] concernerait 370 salariés (sur les quelque 1.250 qui, au total, travaillent sur le complexe pétrochimique du groupe texanà Berre).
L'intersyndicale CGT, CFDT, CFE-CGC, FO, CFTC avait alors appelé à une grève de 48 heures renouvelables et au blocus du site, dont les unités sont soit arrêtées soit en phase d'arrêt. "La réunion avec la direction de mercredi n'a rien donné. L'intersyndicale a donc appelé à la poursuite du mouvement et du blocus", a dit Jean-Marc Hoareau, délégué CGT. Mercredi soir, des représentants du personnel ont été reçus par la direction de LyondellBasell. Mais les discussions achoppent sur la demande du retrait du projet de fermeture de la raffinerie, ont-ils expliqué. Les salariés réclament aussi une étude de viabilité économique de l'ensemble du site, avec et sans raffinerie, car ils craignent que le complexe, sans raffinerie, ne soit pas rentable, a expliqué le représentant de l'intersyndicale CFE/CGC, CFDT, CFTC, CGT et FO, Patrick Sciurca, qui a interprété l'accord de la direction pour les recevoir mercredi comme "un signe de faiblesse". Ils demandent enfin la mise en place de "vraies mesures sociales d'accompagnement" si, le cas échéant, la fermeture de la raffinerie devait se confirmer.
LyondellBasell est l'une des quatre raffineries du pourtour de l'Etang-de-Berre avec celles d'Ineos (Lavéra), de Total (La Mède) et d'ExxonMbil (Fos). C'est l'une des dix raffineries encore en activité en France. La raffinerie Total de Dunkerque a fermé en 2010 et le site Petroplus de Reichstett (Bas-Rhin) en juin.
Les salariés de neuf des dix raffineries actives ont tenu mercredi des assemblées générales mercredi afin de décider d'actions éventuelles après l'annonce par la fermeture de la raffinerie de Berre. Seuls les salariés de la raffinerie Total de Donges [2], en Loire-Atlantique, se sont prononcés en faveur d'une action immédiate, à savoir une baisse de la production à un débit minimum durant 24 heures, un action à laquelle il a été mis fin jeudi.
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