Présentation de la liste des 51 candidats dans les Bouches-du-Rhône
Cinq semaines pour convaincre. C’est le défi que se sont lancés, hier à Marseille, les cinquante et un candidats du Front de Gauche dans les Bouches-du-Rhône. Conduite par l’universitaire Anne Mesliand, n’appartenant à aucun Parti, et par Jean-Marc Coppola, tête de liste régionale, la composition de la liste reflète la volonté de rassemblement des forces attachées à la transformation sociale. Vingt-un candidats sont membres du PCF, dix du Parti de Gauche, quatre de la Gauche Unitaire et onze ne revendiquent aucun appartenance partisane.
« Nous sommes des gens divers autour d’un objectif et d’une démarche communes », assure Anne Mesliand , qui évoque l’urgence « de redonner : goût à la politique, d’agir contre la politique sarkozyste et le libéralisme, de construire une alternative ». Selon elle, « le Front de Gauche permet à des citoyens de (re)trouver le chemin de la politique ». « Il est important que les Partis politiques acceptent cet apport » car « notre richesse vient de notre diversité ». Membre de la direction nationale du Parti de Gauche, Hélène Le Cacheux considère que les listes du Front de Gauche apportent « des réponses politiques aux actions qui se multiplient. Nous sommes la liste qui fait le lien entre revendications sociales et revendications politiques ».
Candidat de la Gauche Unitaire, Jean-Claude Labranche espère que la liste permettra « à ceux qui
ont abandonné le champ de la politique » de se le réapproprier. « Nous présentons la même diversité dans tous les départements de PACA », confirme
Jean-Marc Coppola pour qui le Front de Gauche « est porteur, avec enthousiasme, d’une double audace : la résistance à la politique de Nicolas Sarkozy, la construction
du changement ».
Meeting régional le 3 mars
Pendant la campagne, la liste fera « des propositions crédibles et concrètes, notamment pour montrer qu’une autre utilisation de l’argent est possible ». Il insiste sur « l’intervention citoyenne qui n’est pas un supplément d âme » mais est indispensable pour réussir le changement. « C’est une question d’efficacité », ajoute-t-il.
La campagne du Front de Gauche sera rythmée par de très nombreuses initiatives sur le terrain. Mais aussi par quelques grands rendez-vous. A noter par exemple, le 24 février une soirée débat sur le thème « culture, résistance et alternatives » à la Friche de la Belle de Mai à Marseille. Le lendemain, 25 février, une rencontre sur « quelles alternatives à gauche pour l’enseignement supérieur et la recherche ? » à la faculté St Charles à Marseille. Enfin, un grand meeting régional se tiendra le 3 mars au Palais des sports à Marseille.
Christian Digne (La Marseillaise, le 7 février 2010)
Jean-Claude Labranche. Une autre économie est possible
(Membre de la Gauche Unitaire). « L’espace régional est pertinent pour faire la démonstration qu’une autre économie est possible, tant dans son organisation que dans sa finalité. Notamment dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. Parce qu’il entend faire de la politique autrement, le Front de Gauche n’est pas un cartel de Parti. Pendant ces élections, il va faire la démonstration de son utilité pour ancrer la gauche vraiment à gauche ».
Jean-Luc Botella. Ouverte au mouvement social
(Candidat d’ouverture, syndicaliste à La Poste). « C’est une liste de rassemblement de la Gauche ouverte au mouvement social, dont le socle repose sur la nécessité de la transformation sociale. Je suis très engagé dans l’action syndical mais j’ai la lucidité d’en connaître les limites. Le Front de Gauche assume son opposition au capitalisme, au libéralisme et travaille à de nouvelles propositions concrètes, crédibles comme la gratuité des TER qui est utile dans le cadre du développement durable mais aussi au pouvoir d’achat ».
Hélène Le Cacheux. Une alternative à Gauche
(Membre du Parti de gauche). « Notre stratégie est celle de la reconstruction de la Gauche. Nous voulons créer les conditions d’une alternative à Gauche. Avec ces élections régionales, nous avons agrandi le périmètre du Front de Gauche, sa diversité. Parce que nous voulons que la Gauche gagne, nous ambitionnons de devenir le pôle central à Gauche. »
Ibrahim M’Zé. Représentative de la population
(Membre du PCF). « D’origine comorienne, je milite dans la cité populaire de la Savine à Marseille, notamment sur les questions du logement, de l’emploi, de la formation. Je suis fier d’appartenir à une liste ouverte et représentative de ce qu’est la population de la région, multiculturelle, multiethnique. Le meilleur score possible pour le Front de Gauche permettra de peser pour que, demain après la victoire, la Gauche soit vraiment la Gauche. »
Alain Hayot. Un « Yes, we can » collectif
(Conseiller régional PCF). « Je trouve enthousiasmant de participer à une entreprise qui vise à ressourcer la Gauche, à la revitaliser, à lui redonner du sens. Notre ambition est de cesser de désespérer le peuple en lui offrant plus de propositions à Gauche. On ne peut plus se contenter d’aménagement à la marge du système, mais de se situer dans une volonté radicale de transformation. J’affirme « yes, we can ». Pas celui d’un seul homme, mais celui de tout un peuple ».
Jean-Paul Moatti. Sauver la recherche
(Candidat d’ouverture, universitaire). « Plusieurs raisons m’ont poussé à accepter d’être candidat. J’ai milité dans le mouvement « sauvons la recherche » et je veux prolonger cet engagement. Economiste, il me paraît indispensable de dénoncer la dérégulation financière. Il faut construire une alternative à l’actuel système économique ».
Patricia Ferandez-Pédinielli. Changer la vie des gens
(Maire de Port-de-Bouc). « Le Front de Gauche avance des propositions concrètes pour changer la vie des gens. Ma candidature prolonge mon action de Maire car ce projet est construit à partir des besoins de la population. Résolument à gauche, nous voulons rassembler et être utile. Notre démarche vise à ce que les gens s’occupent de leurs affaires et à ce que que les institutions mettent en couvre leurs attentes ».
Jean-Claude Aparicio. Une démarche d’avenir
(Candidat d’ouverture, militant des Droits de l’Homme). « Mon combat est un combat social et pour les libertés. Ces deux dimensions sont mises à mal par la politique de Sarkozy Notre liste affirme très haut les droits contenus dans la déclaration des Droits de l’Homme. Comme elle porte les valeurs et les orientations du programme du conseil national de la Résistance. La démarche du Front de Gauche est une démarche d’avenir pour bâtir à la gauche du PS, une grande force de transformation sociale et d’émancipation ».
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