Nicole Giacomuzzo et Laurent Carratala, candidats dynamiques et proches de la population, aux élections régionales, sur la liste Front de Gauche.
Pourquoi vous êtes vous engagé sur la liste Front de Gauche ?
Nicole Giacomuzzo : Enseignante, résidente à La Celle, je suis engagée depuis de nombreuses années dans le combat syndical mais les attaques répétées contre le service public et notamment contre l'école, de la maternelle à l'université, m'ont portée à un combat plus profond qui se situe au niveau politique, car ce sont bien des choix politiques qui orchestrent cette destruction de notre système scolaire.Le choix du Front de gauche est pour moi une évidence. Sympathisante communiste depuis toujours, le vote du premier tour doit exprimer un véritable espoir à gauche.
Laurent Carratala : Professeur de géographie et d’histoire,résident au Val, je suis engagé depuis plus de trente ans contre l’injustice sociale et pour essayer de bâtir avec les citoyens une société plus juste, plus solidaire et progressiste où les êtres humains sont au centre du développement économique et pas l’argent. On ne peut plus se contenter d’un politique d’accompagnement, c’est une politique de rupture qu’il nous faut pour la population et pour la planète. Je ne peux plus supporter que quelques millions de personnes décident à la place des citoyens, prélèvent l’essentiel des richesses et dégradent avec égoïsme l’environnement.
Comment se passe la campagne électorale ?
N.G :
J’apprends beaucoup lors de cette campagne. Même si le syndicalisme nous porte à réfléchir sur des questions de société, nous restons malgré tout dans une sorte de "bulle": nous parlons école
entre professeurs. Une campagne électorale nous permet de rencontrer des gens, de leur parler des problèmes de l'école mais aussi et surtout d'être à l'écoute de leurs problèmes. Le travail
syndical nous habitue à la distribution de tracts, à la signature
de pétitions mais je viens de découvrir une autre façon de militer, plus près de la population: le porte à porte par exemple.
L.C : Lorsqu’on travaille ce n’est pas facile de s’investir davantage. J’ai rencontré depuis plus de deux mois des salariés aux portes des zones industrielles et artisanales (Nicopolis et les Consacs), des parents d’élèves devant les écoles, des familles aux portes à portes, des retraités, des femmes, des jeunes, … Nombreux sont ceux vivent dans la précarité et l’angoisse de perdre leur emploi. Parfois, ils sont découragés, mais aussi prêt à lutter car « ils ne veulent plus continuer à vivre de cette manière là, il faut que cela change, il faut une politique alternative, avec des hommes et des femmes élus qui vivent comme nous et qui connaissent la réalité de la vie »
Quels sont les problèmes soulevés par la population ?
N.G :
Lors de ces rencontres les gens nous font part de leurs difficultés : emploi, précarité, chômage, retraites de misère après une vie de travail, mal-être des jeunes, logement...Très souvent on
entend dire "ça va craquer", ça ne peut plus durer comme ça"...L'exemple grec soulève de nombreuses craintes.
L.C : Une multitude de problèmes sont abordés par les personnes rencontrées. Les salaires et les retraites sont misérables. Les loyers sont trop élevés par rapport aux revenus. Les transports en communs doivent être plus nombreux à des tarifs abordables. Les loisirs et les sorties doivent être à la portée de tous. Les services publics doivent préservés et développés. « Comment peut-on envisager la fermeture de l’hôpital de Brignoles, c’est inadmissible, on ne les laissera pas faire ». « Ils veulent tout détruire pour l’argent »
Pourquoi voter pour le Front de Gauche au 1er tour le 14 mars ?
N.G : Le Front de Gauche tient un discours réaliste : il y a de l'argent en
France pour financer les retraites, pour donner un coup de pouce aux bas salaires, pour résorber la précarité...encore faut-il avoir le courage de le prendre là où il est : taxer les revenus
financiers...la "crise" est avant tout la crise du système capitaliste, il ne faut pas avoir peur de le dire aussi dans les urnes dès le 1er tour.
L.C : Le Front de Gauche rassemble des travailleurs, des syndicalistes, des retraités, des femmes responsables d’association, qui œuvrent pour une autre société. Aujourd’hui on ne peut plus attendre. C’est nécessaire de proposer une politique alternative à gauche qui soit en rupture avec le capitalisme et pas seulement une politique d’accompagnement. Les luttes sociales ont besoin de trouver une perspective politique pour se développer. Au premier tour un vote s’impose, le vote Front de Gauche, pour qu’enfin le peuple soit entendu.
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