Le scrutin qui peut faire trembler la droite
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Article paru dans La Marseillaise du mercredi 6 octobre 2010 |
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Cantonales. En mars 2011, quelque 420 000 électeurs varois sont appelés aux urnes pour renouveler la moitié des 43 sièges de conseillers généraux à l’assemblée départementale.
Un an après des régionales aux allures de sentence populaire contre sa politique et un an avant une élection présidentielle dont elle a tout à craindre, la droite se présentera aux élections cantonales de mars prochain avec un capital confiance proche de la peau de chagrin. Dans le Var, certes, renverser une majorité réactionnaire vieille de plusieurs décennies, avec successivement Arreckx, Falco puis enfin Lanfranchi, relève de la mission impossible tant sa marge en sièges reste élevée. Mais le renouvellement de 22 des 43 conseillers généraux peut réserver des signes politiques forts. Seize UMP, dont un apparenté, cinq PS, un communiste tenteront de pourvoir à leur propre succession, à une exception près : Bruno Maranzana (PS, Toulon 2) n’a pas souhaité se représenter. Battre Horace Lanfranchi, soutenir Claude Gilardo. Du côté de Mireille Peirano, première secrétaire fédérale du PS, on veut y croire : « Notre parti espère conserver tous ses élus sortants. Il y a des difficultés sur le deuxième canton où Bruno ne se représente pas. On n’a pas encore de candidat mais d’ici huit jours, on saura qui, il ou elle, représentera le PS, car dans ce cas de figure, ce ne peut être qu’une femme ou une personne issue de la diversité » Sur le canton de Brignoles, le PS apportera « un soutien sans conditions » à Claude Gilardo, le communiste sortant. « On ne peut pas prendre de risques. Et si l’on ne changera pas le rapport de forces au conseil général, on n’exclut pas quelques surprises, à Saint-Maximin par exemple où, lors des dernières municipales, le candidat de gauche Alain Decanis a été battu par seulement 350 voix d’écart face à Lanfranchi». Une défaite du chef de l’exécutif départemental aurait évidemment une portée hautement symbolique. Elle ne serait par ailleurs pas pour déplaire à certains Brutus, barons et jeunes loups de son propre camp rêvant plus ou moins ouvertement du « perchoir ». Couper la tête à l’UMP, oui, mais également ne pas baisser la garde devant un Front national toujours présent en termes d’influence électorale dans le département : « Le FN va être haut, poursuit la dirigeante socialiste. C’est pour cela et pour éviter qu’il n’y ait dans un seul canton un second tour entre droite et extrême droite que nous sommes déjà en discussion avec Europe Ecologie. Quelques candidats seront soutenus et par les socialistes et par les écologistes. Il faut combattre l’abstention car pour se maintenir au second tour, on doit réaliser 12,5 % des inscrits ».
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