Brignoles : un logement décent aux plus défavorisés
Publié dans Var Matin le dimanche 02 mai 2010
Claude Gilardo a quitté la salle Gavoty l'esprit plus léger, jeudi, au terme du conseil municipal. Pour la première fois depuis le début du mandat, la séance publique s'est déroulée sans heurt, sans éclat de voix et surtout dans le plus profond respect des règles démocratiques. Comme quoi, quand on veut...
Des interrogations ont même plané en début de séance, alors que l'opposition se montrait muette. Sept questions sans le moindre échange... Ce conseil municipal pouvait-il entrer dans le livre des records en terme de durée. Pas du tout. Les emplois saisonniers et la mise à disposition de locaux communaux en faveur de l'Association varoise de l'accueil familial (AVAF) devaient offrir aux opposants la possibilité de s'exprimer.
Un gain d'espace et de dignité
C'est acquis, l'AVAF pourra, dans un avenir proche, améliorer les conditions d'accueil des personnes en détresse. Les élus de la majorité ont entériné la signature de la convention mettant à disposition les locaux situés aux 2e et 3e étages de la maison des associations pour une durée de 15 ans. « Afin de permettre à cette structure installée depuis 1996 à Brignoles d'offrir une meilleure hospitalité à des hommes et des femmes souvent confrontés à des situations intolérables pour un être humain », a plaidé Saïd Bensaïd, adjoint en charge des affaires sociales.
Les travaux, financés à 80 % par la Direction départementale des affaires sociales, permettront à l'association d'exploiter 19 logements sur les 23 possibles. « A ce jour, 16 logements sont utilisés seulement. Après le réaménagement, outre un meilleur espace, les conditions de vie seront meilleures entre les hommes, les femmes, les familles ou les personnes âgées », insiste l'élu en charge de l'action sociale.
Des propos qui n'ont pas manqué d'intéresser l'opposition consciente « de l'excellent travail effectué par les personnels de l'AVAF », s'est plu à souligner Jean-Michel Rousseaux. Toutefois dans ses rangs on regrette que cette association ne se développe pas ailleurs en Provence Verte.
L'AVAF pourrait aller ailleurs !
« Pourquoi ne cherche-t'elle pas à se développer à Saint-Maximin, Garéoult ou le Luc ? », s'interroge Yves Doublet, toujours en difficulté avec les dossiers sociaux. « Nous ne sommes pas dans le développement mais dans la dignité sur ce sujet », lui a rétorqué Saïds Bensaïd, avant d'être interrogé sur la durée de 15 années. « Une durée vraiment très longue à garantir pour une somme de travaux de 120 000 euros seulement... », selon le représentant local de l'UMP.
« Ce n'est pas nous qui fixons les règles mais les financeurs. Si nous n'acceptons pas la durée du bail, ils ne feront pas les travaux nécessaires. » Et CLaude Gilardo de préciser : « Ils veulent peut-être éviter de se retrouver avec une nouvelle municipalité peu favorable à leurs objectifs. Quant à votre souhait de voir l'AVAF s'implanter dans les communes voisines, je suis assez bien placé pour savoir que bon nombre de maires environnants ne sont pas de cet avis. »
arevello@varmatin.com
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