Brignoles : Moins d’argent pour les actionnaires, une baisse des prix de l’eau pour les usagers
Une première victoire pour le service
public
Article publié dans La Marseillaise du 8 décembre 2009
Claude Gilardo et les élus étaient visiblement heureux à l’issue de l’entretien avec Jean-Louis Simier, du centre-agence de la Dracénie de Véolia. La négociation a abouti à une victoire des intérêts de la population et à un recul de la firme multinationale de l’eau.
L’histoire est longue (voir nos éditions antérieures). Le maire et les techniciens de la ville ont réalisé un énorme travail sur le contrat qui lie la ville et Véolia, et sur l’avenant signé, par les responsables UMP Guercin-Rousseaux, de l’ancienne municipalité.
Véolia a accepté une baisse significative de 6,4 % du prix global de l’eau et de l’assainissement et de 11% de la part du délégataire. Le prix du mètre cube d’eau passe de 3.20 à 3 euros, soit une économie de 20 centimes pour les usagers (environ 20 euros sur chaque facture annuelle pour une consommation moyenne d’un foyer de 143 m3).
Le choix de Claude Gilardo c’est le long terme et le développement durable. Sa préoccupation c’est « d’être responsable pour nos enfants ».
A Brignoles, comme dans tous les villes de France, une grande partie de l’eau est gaspillée par un réseau vétuste, où plus d’un tiers de l’eau est perdue dans les fuites des canalisations. La part de l’eau qui arrive aux usagers est de seulement 67% à Brignoles. On peut mieux faire. Véolia a préféré engraisser ses actionnaires au lieu de rénover les réseaux vétustes comme elle s’était engagée dans le contrat avec la ville. Elle a donc était obligée de verser quatre centimes par mètre cube à la commune, 40000 euros qui correspond à la consommation annuelle, environ un million de mètres cubes.
Cette somme, plus les 15000 euros perçus dans le cadre de la PRE (taxe que les nouveaux arrivants sur la commune doivent verser), vont permettre d’entretenir et d’investir pour l’amélioration des réseaux d’eau et d’assainissement.
C’est un véritable service public de l’eau dont à besoin Brignoles pour l’avenir.
La re-municipalisation de l’eau n’est-elle pas envisageable dans le cadre de l’Agenda 21 ? Les discussions de la Conférence sur le climat de Copenhague n’invitent –elles pas une participation plus active et démocratique des citoyens ? Peut-on laisser les multinationales décidaient et tout privatiser ?
L.C
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