Brignoles la mairie obtient une baisse
significative du prix de l'eau !
Véolia est obigée de revoir sa copie !
Article paru dans La Marseillaise du 21 novembre 2009
Claude Gilardo, maire de Brignoles, après d'âpres négociations avec les dirigeants de Veolia, a obtenu une baisse significative du prix de l’eau pour les quatre prochains semestres, jusqu'en mars 2011, date à laquelle le contrat avec Véolia prend fin.
Le maire et son équipe se sont engagés à informer les Brignolais des avancées dans les négociations entre Véolia et la ville sur le dossier de l'eau. La transparence et la participation des citoyens sont indispensables pour faire reculer la firme multinationale. « Les techniciens doivent nous apporter des réponses qui nous permettront d'annoncer le montant de la baisse dans les jours à venir », précise Claude Gilardo qui veut faire la clarté sur ce dossier.
La société délégataire du service public a accepté de renoncer au coefficient CPO mis en place lors de la signature du dernier avenant en 2006 entre la municipalité UMP précédente et le fermier.
Lors du conseil municipal du 29 octobre, Jean-Michel Rousseaux, chef de file de l’UMP, l'avait reconnu : « Les variations de prix que nous avons connues sont dues à un problème de prévisions. Nous n'avons pas eu la croissance souhaitée, le coefficient mis en place (CPO) à l'époque n'a pas eu les effets escomptés ». L’équipe municipale précédente (UMP) a une part de responsabilités, d’autant plus que Veolia a baissé le prix de l’eau de 14% avant les dernières élections municipales en 2007, puis l’a augmenté de 14% en 2009. Erreur politique ou incompétence, les citoyens décideront.
« La sentence pour ce coefficient " CGR " mis en place un an avant les élections est claire, il n'existera plus ». Les négociations ont été menées sérieusement, dans un climat très serein dans l’intérêt des citoyens brignolais, en attendant d’autres étapes. La suivante c’est de rééquilibrer la « part ville » et la « part délégataire ». Depuis dix ans, la « part ville » n'a pas augmenté.
« C'est d'autant plus regrettable que nous sommes depuis une décennie dans l'incapacité
de réaliser des investissements en matière de réseaux et d'entreprendre les réparations qui s'imposent notamment pour améliorer la qualité et surtout le rendement » indique Claude Gilardo.
D’autant plus que le réseau est en très mauvais état et que seulement 67% de l’eau est distribuée, les pertes et fuites s’élevant à 33%. « Il n'est
pas logique de laisser se dégrader une infrastructure aussi stratégique que les conduites d'eau et d'assainissement, les travaux de renouvellement des canalisations et
le plan de lutte contre les fuites n'ont pas été respectés « précise Claude Gilardo.
Vers une remunicipalisation
Le maire prendra ses responsabilités pour obtenir une augmentation de la « part ville » conséquente afin d'investir sur le long terme et municipaliser le service de l’eau. « C'est une
nécessité alors que la ville connaît une forte croissance démographique. De surcroît, une urgence écologique exige une lutte sans merci contre les déperditions d'eau ».
Pourquoi ne pas lancer un débat public avec la population pour sortir dans de bonnes conditions, de la gestion privée de l’eau. Une régie autonome dotée de la personnalité morale à autonomie financière est susceptible de répondre pleinement aux exigences de transparence et de gestion démocratique avec le contrôle renforcé des usagers.
L.C
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