Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité


Santé : payer plus pour moins de soins !


FORFAIT HOSPITALIER ET DEREMBOURSEMENTS DES MEDICAMENTS  UN MOYEN DE FAIRE PAYER LES PATIENTS.

 

La nouvelle vient d’être annoncée par le Journal du Dimanche.

Bachelot, sur la cinq ce dimanche soir n’a pas voulu démentir se réfugiant dans une décision rendue fin septembre dans le cadre du projet de budget de la Sécurité Sociale.

Par contre Darcos, le ministre du chômage a confirmé un forfait à 20 euros en soulignant dédaigneusement que quelques euros de plus ce n’est pas grave.

Les assurés(es) devront davantage mettre la main à la poche pour se soigner.

Je cite ce qui se dit dans la presse : «Pour freiner le dérapage de l'assurance-maladie, le gouvernement planche sur une hausse historique de 25% du forfait hospitalier et un déremboursement de médicaments" .

Le forfait hospitalier, que les patients acquittent pour chaque journée passée à l'hôpital, pourrait passer de 16 à 20 euros. Une telle augmentation serait du "jamais vu", souligne le journal.

Autre mesure envisagée, la baisse du niveau de remboursement de certains médicaments, dits à "prescription médicale facultative". Il s'agit des médicaments disponibles sans ordonnance mais qui peuvent être partiellement remboursés s'ils sont prescrits par un médecin (paracétamol, aspirine notamment).

Leur barème de remboursement pourrait passer de 35% à 15%. »

Ainsi, les mauvaises nouvelles s’accumulent après celles concernant l’augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz, la taxe carbone et les feuilles d’impôts qui tombent alors que de bonnes nouvelles arrivent à point pour les actionnaires ragaillardis par le fric consacré par l’état pour renflouer les banques.

Pour cela il faut bien trouver de l’argent, le piquer par divers subterfuges aux plus modestes. L’augmentation de tous les tarifs actuellement est une méthode insidieuse pour y parvenir.

La santé des français va être compromise et ce n’est pas le zèle de Bachelot autour de la grippe porcine qui peut nous rassurer sur la prise en compte de la santé des français par ce gouvernement des riches.

Ainsi cette décision entrainera inexorablement les mutuelles à augmenter leurs tarifs de cotisations. C’est tout compte fait ce qu’a dit Sarkozy lors du congrès de la mutualité française. Les mutuelles n’ont donc plus qu’à obtempérer.

 Un cout supplémentaire pour les mutualistes dont certains n’arrivent plus à payer des cotisations qui ne cessent d’enfler pour compenser le coût des mesures gouvernementales.

Croizat va se retourner dans sa tombe quand les mutuelles sont appelées à remplacer petit à petit l’assurance maladie et accepter la prise en charge de la différence par des cotisations plus élevées alors que dans le même temps les entreprises en sont de plus en plus exonérées.

Peut-on accepter, alors que les dépenses de santé n’ont pas variées par rapport à l’année précédente, que ce soient les assurés qui compensent le recul des recettes dû au chômage, à la précarité de l’emploi et à la baisse des salaires.

Ne faut-il pas s’adresser au principale responsable : le Medef et les entreprises qui licencient à tour de bras.

 En tous les cas le rôle attribué à la libération aux mutuelles n’était pas celui là.

Dans mes rencontres avec des personnes âgées, je vois les dégâts occasionnés par ces prises en charge de plus en plus coûteuses sur leur pauvre budget familial.

Ils n’en peuvent plus et certains d’entre eux ne vont plus chez le médecin et d’autres abandonnent la feuilles de prescription devant des médicaments mal remboursés. Et puis, c’est scandaleux de considérer que des médicaments comme le paracétamol doivent être mis sur le marché sans aucun remboursement sous la rubrique de médicament de confort.

Derrière ces mesures se cachent une réalité : continuer à démantibuler la sécurité sociale pour progresser vers des prises en charges totales par les assurés du financement de leur santé avec des mutuelles et des complémentaires privées devenant les seules alternatives possibles ; bref faire de notre sécurité sociale une coquille vide.

Le budget de la sécurité sociale discuté à l’assemblée nationale en Octobre doit être l’occasion de marquer notre indignation devant ces tours de passe- passe pour en fin de compte présenter la note aux salariés et aux retraités.

 

Bernard LAMIRAND

http://ber60.over-blog.com/

Publicité
Tag(s) : #Santé
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :