SARKOZY : LA CRISE C’EST PAS MOI C’EST LES AUTRES !
L’hôte de l’Elysée s’est exprimé à Bruxelles sur le 19 mars et les 3 millions de manifestants.
Il est rempli de compassion pour ces manifestants, et en même temps, il leur dit qu’ils ont frappé à la mauvaise porte : « ce n’est pas la France qui est responsable de la crise,c’est une crise mondiale et tous les français le savent ».
Il n’y est pour rien la
pauvre Nicolèon.
Adressez-vous ailleurs.
De voir cet aréopage réuni à Bruxelles me donnait la nausée.
Ce sont ces chefs d’états européens qui ont créés cette situation avec leur marché libre et non faussé.
La crise, la droite française et aussi la social-démocratie y ont mis la main depuis des années.
Je les regardais, ces pantins, ces politicards ; leur rencontre n’avait qu’un but : préparer le rendez-vous avec leur maitre américain qui arrivera d’ici quelques jours pour donner les consignes.
On aurait pu penser que de leur réunion des décisions sociales auraient été prises en faveur de ceux qui souffrent de leur politique avec par exemple un vrai bouclier social pour tous les travailleurs européens ; pensez vous, ils ont mis seulement mis un peu d’ordre dans la maison libérale, réprimandé les pays qui hébergent pas mal de voyous financiers et octroyez des aides aux pays les plus engagés dans le libéralisme et dont les économies sont en faillite.
L’hôte de l’Elysée considère donc que ces manifestations en France ne sont dirigées aucunement contre sa politique et lui-même et qu’elles sont le reflet d’une angoisse.
C’est psychologique.
Les reculs de la bourse étaient dus à des effets psychologiques avant que la crise leur éclate à la figure ; rappelez les paroles de Lagarde du capital, ministre de l’économie.
Tout est psychologique et les travailleurs qui ont perdu leur travail, c’est psychologique.
Pendant ce temps les « rats de caves » de la société générale s’en mettent plein les poches et d’autres qui ont reçu des subsides importants de Sarkozy pour les sortir des conséquences de leurs frasques.
Bref, comme le dit Fillion, cela ira mieux d’ici quelques mois et il faut donc patienter.
Belle définition de la politique « attendre et voir » ; pourtant les amis riches de Sarkozy n’ont pas entendu pour recevoir des milliards d’euros de cadeaux dont ils se servent pour distribuer actuellement des stock-options et des bonus.
Des veinards !
Ce n’est pas les coups de menton du drôle de l’Elysée qui changeront quelque chose, c’est fait pour donner le change..
Le président du pouvoir d’achat s’est donc transformé en banquier des riches.
Les PDG et les actionnaires qui s’en mettent plein les poches en ce moment n’ont qu’à se féliciter de « cet abbé Pierre des Riches ».
Quand à nous, pauvres travailleurs et retraités, nous n’avons qu’une chose à faire, mettre encore plus de gens dans la rue pour que le drôle de l’Elysée cède.
Bernard LAMIRAND
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