LE MONDE | 20.02.09 | 16h13
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Le gouvernement prévoit notamment d'accorder 200 000 yens (1 698 euros) d'aide aux foyers qui s'équiperont d'une
installation photovoltaïque, dont le montant moyen est de 2 millions de yens (16 980 euros). Il souhaite multiplier par dix d'ici à 2030 la production d'électricité d'origine solaire par les
foyers, actuellement à 1 400 MW. Le volontarisme affiché mérite pourtant d'être nuancé. Les mesures environnementales ne sont qu'une petite partie des plans et ne sont pas nouvelles. Certaines,
comme le développement du solaire et des véhicules "propres", apparaissaient dans le plan d'action environnementale de juillet 2008. De plus, les technologies environnementales représentent
depuis plusieurs années une part non négligeable de l'activité de groupes comme Sharp, Sanyo ou Kyocera. Les véhicules hybrides existent depuis les années 1980 et se multiplient depuis la
commercialisation de la Prius de Toyota en 1997.
VÉHICULES HYBRIDES
Les industriels n'ont pas attendu les décisions gouvernementales pour voir dans l'environnement un moyen de sortir
de la crise. Katsuaki Watanabe, PDG de Toyota, a, le 23 décembre 2008, souligné l'importance de "se concentrer sur les activités clefs de la croissance future, comme l'énergie et
l'environnement".
Les groupes impliqués dans le solaire s'efforcent eux aussi de maintenir le rythme de développement. "S'ils relâchent leurs efforts aujourd'hui, estime Eiji Kawahara de la société de consultants A.T. Kearney, ils ne pourront surfer sur la bonne vague quand elle sera là." Sanyo a annoncé le 10 février la construction d'une usine de cellules solaires à haut rendement.
Ces mesures représentent donc plus un soutien à un mouvement déjà engagé qu'une véritable impulsion. Une impression confortée par l'annonce, le 9 janvier, par le ministère de l'environnement, d'un projet devant porter le marché des technologies environnementales à 100 milliards de yens en cinq ans, contre 60 milliards en 2006. Or son financement ne devrait pas intervenir avant le budget de l'exercice 2010, soit dans plus d'un an. Dans le même temps, le Japon reste le seul pays développé à ne pas avoir pris d'engagement sur les réductions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.
Le coût des mesures gouvernementales
Croissance Les prévisions de la Banque du Japon (BoJ) tablent sur 1,8 % pour l'exercice 2008 (clos fin mars 2009) et 2 % pour l'exercice 2009 (clos fin mars 2010).
Budget pour l'environnement
http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/02/20/sortie-de-crise-le-japon-mise-sur-l-environnement_1158073_3244.html#ens_id=1156608
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