après le succès de la journée du 29 janvier ? Et maintenant....
samedi 31 janvier 2009, par Jean-Paul Duparc / "le Patriote"
Nous connaissons la grande journée de grèves et de manifestations du 29 janvier. Toutes les organisations syndicales réunies, secteur privé et secteur public ensemble, et une convergence de nombreux mouvements sociaux. Unis dans la contestation des choix présidentiels et patronaux, mais aussi pour promouvoir l’emploi, les salaires et la protection sociale comme leviers anti-crise, plutôt que l’impasse de privilégier la rente, la finance et les dividendes.
Nous venons de vivre également des journées de solidarité intense pour la Paix et pour la solidarité avec le peuple palestinien.
Nous sommes à quelques mois des élections européennes, dans un temps où la mondialisation et la dimension européenne sont devenues notre quotidien : plus souvent pour le pire que pour le meilleur compte tenu de leurs imprégnations par les logiques de concurrence, de rentabilité et de domination.
La violence et la nature de cette crise systémique, les questions liées à son issue- question sociale et question écologique mêlées- obligent les forces politiques à de profonds changements. Même à l’UMP, discours et dispositif politiques sont revus pour tenter de parer à la colère sociale. Mais c’est évidemment à gauche que la question de repenser les voies et les contenus d’une perspective politique est posée.
La réalité ne montre-t-elle pas au PS qu’on ne peut plus se contenter, comme aux heures fastes du social-libéralisme, de prendre acte d’une efficacité présumée supérieure du marché ? La crise rend obsolète la formule « économie de marché oui, société de marché, non ». Quelles conséquences pour le débat politique à gauche ?
Peut-on se contenter de ressasser par ailleurs, « il y deux gauches », dont il faudrait ériger en dogme « l’incompatibilité », au risque de n’écrire au fronton de l’avenir que « no futur » pour toute perspective populaire et politique majoritaire de transformation sociale ?
Le rôle de la politique n’est pas seulement « d’accompagner » le mouvement social ou de « l’épauler ». Ni de lui offrir un « prolongement » comme si le politique lui était étranger. Il s’agit de prendre des initiatives pour faire bouger les lignes et rendre accessible au plus grand nombre des propositions pour changer la donne.
Par trois propositions énoncées, le PCF y contribue. Face à la crise, il a énoncé un ensemble de propositions pour un plan de relance économique, centrée sur l’émancipation de la rentabilité financière et des droits concrets pour les salariés. Ces propositions font le lien entre nouveaux choix en France et bataille pour une réorientation européenne (1).
Concernant le Proche Orient, il énonce des propositions politiques pour que la fragile trêve des armes, soit utilisée pour placer les populations civiles palestiniennes sous protection internationale, avec une vraie relance d’une processus politique de Paix. Rien ne serait pire que de simplement attendre « la prochaine guerre » !
Concernant l’Europe, il a renouvelé avec de premiers partenaires, en France et en Europe, une proposition de Front Progressiste, ouverte à tous ceux qui veulent changer en Europe et rompre avec les dogmes libéraux.
D’ailleurs, le fait qu’après son Congrès de décembre et de longs mois de questionnements, le PCF soit actif avec une
ambition renouvelée, est aussi un fait politique à faire mieux connaître.
Jean Paul Duparc (1) voir notre numéro 2157
http://www.le-patriote.info/spip.php?article2613
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