Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

À Arcelor, la grogne monte !



Marseille. Production réduite, arrêts de travail imposés par la direction, sous-traitance laminée : la gestion de la crise par la direction de l’usine mécontente les salariés.


Marseille, correspondant régional.


« On se demande s’il n’y a pas une volonté délibérée de fermer le site. » Didier est connu pour ses coups de gueule. En voilà un nouveau. Bien que salarié d’une entreprise sous-traitante, Multiserv, il connaît le site d’ArcelorMittal à Fos-sur-Mer (à 50kilomètres à l’ouest de Marseille) comme sa poche et s’explique : « Il y a encore eu un incident sur haut-fourneau mercredi matin. Au bout d’un moment, on se dit que les erreurs répétées… »

Quant à la production du deuxième haut-fourneau stoppée par la direction en décembre, elle reste au point mort. « Ce haut-fourneau devait repartir en janvier puis en février. Maintenant, on nous parle d’une reprise en mars. Que va-t-on encore nous annoncer dans quelques jours ? » se demande Michel Tosi, secrétaire du syndicat CFDT (majoritaire).

Les conséquences d’une telle décision sont détaillées par Jacques Bidart, secrétaire du syndicat CGT : « La direction a décrété, pour le premier trimestre, 29jours d’arrêt pour l’équipe de jour et 25jours pour les salariés postés, dont respectivement quatre et deux en chômage partiel, c’est-à-dire avec pertes de salaire. Dans cette crise, les salariés sentent bien qu’ils servent de variable d’ajustement. Le climat est dur et la grogne monte. Le 29janvier a été une étape. La prochaine, pour ce qui concerne l’usine, est l’initiative que nous préparons le 10février. » « Aujourd’hui, c’est l’agacement et l’écœurement, confirme Michel Tosi. Quand il y avait des profits, les patrons ne partageaient pas. Quand il y a crise, ils nous le font payer. »

Dans cette usine de 3400 salariés, tous les intérimaires ont été remerciés et toutes les embauches, gelées. Dans l’ensemble de la zone industrialo-portuaire de Fos, la CGT estimait, en décembre, à un millier le nombre d’emplois supprimés.

Les premières victimes ont été les sous-traitants. « Nous depuis plusieurs jours, on travaille à la carte, quand on nous appelle. Et quand on ne nous appelle pas, on n’est pas payés puisqu’on a éclusé toutes les mesures de congés, RTT et chômage technique. C’est-à-dire qu’en ce moment, on est à la soupe 10jours sur 20. Et que le mec qui gagnait 1800euros, il va toucher péniblement, fin février, 1100euros. » Christophe Deroubaix


http://www.humanite.fr/A-Arcelor-la-grogne-monte
Publicité
Tag(s) : #Politique
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :