LEMONDE.FR avec AFP | 30.01.09 | 16h35 • Mis à jour le 30.01.09 | 20h00
Jugeant que "l'économie américaine continue à se contracter gravement", la Maison Blanche a jugé "essentiel d'agir immédiatement pour soutenir à la fois le secteur financier et la demande". Le président Barack Obama a qualifié le recul du PIB de "catastrophe" et a une nouvelle fois exhorté le Congrès à adopter son plan de relance massif, tandis que son gouvernement étudie plusieurs options pour aider les banques. Malgré cela, la Réserve fédérale américaine estime que le PIB devrait reculer pour l'ensemble de l'année en cours. Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé cette semaine que cette baisse devrait atteindre 1,6 %.
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1,3 % DE CROISSANCE EN 2008
Le département du commerce explique l'intensification de ce recul, au quatrième trimestre, par une "baisse des exportations et une accélération de la baisse des investissements dans les
infrastructures, les biens d'équipement et les logiciels". L' investissement se révèle être le point noir de l'économie américaine puisqu'il a fait perdre 3,12 points de croissance. La
baisse de la consommation, quant à elle, est responsable d'un recul de 2,47 points de croissance. Sur l'ensemble de l'année 2008, le PIB a augmenté de 1,3 %, après avoir progressé de 2 % en
2007. C'est son taux de croissance le plus faible depuis 2001, quand la croissance n'avait atteint que 0,8 %.
Ce recul est toutefois moins important que prévu. Les analystes tablaient sur une baisse de 5,4 % pour ces trois
mois d'automne. Il s'agit du deuxième trimestre de baisse consécutif, après le recul de 0,5 % enregistré à l'automne.
"LES AMÉRICAINS ONT BESOIN QU'ON AGISSE MAINTENANT"
Le gigantesque plan de relance présenté par le président américain devrait permettre de redémarrer l'économie et sauver ou créer 3 à 4 millions d'emploi, selon l'administration. La Chambre des
représentants a adopté, mercredi, une première version de ce plan, estimé à 819 milliards de dollars répartis en allègements fiscaux, en investissements dans des travaux publics, en aides aux
gouvernements locaux et en mesures sociales.
Le Sénat devrait examiner la semaine prochaine sa propre version. Les deux Chambres du Congrès, où les amis démocrates de M. Obama sont majoritaires, devront ensuite s'entendre sur un texte final. Le président voudrait voir le texte sur son bureau avant le 16 février. "Il y a une chose que nous ne pouvons pas faire : c'est traîner plus longtemps, a dit M. Obama. Les Américains attendent de nous que nous agissions, et c'est précisément ce que j'ai l'intention de faire en tant que président des Etats-Unis."
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