Épidémie de chômage partiel autour de PSA Sochaux !
INDUSTRIE . Siedoubs, Trevest, Faurecia, EAK, Fuji Kiko, les entreprises qui dépendent de Peugeot multiplient les réductions d’emploi.
Besançon (Doubs),correspondance particulière.
L’annonce effective par PSA Peugeot à Sochaux(Doubs), la semaine passée, de l’arrêt de l’équipe de nuit, d’une semaine de chômage partiel à la fin de ce mois ainsi que le non-renouvellement des
contrats des 800 intérimaires encore en activité, entraîne une véritable hécatombe sociale chez ses sous-traitants. Ainsi, Siedoubs à Montbéliard, 400 salariés et fournisseur des sièges de la
308, cessera toute activité la dernière semaine de janvier. L’entreprise annonce également qu’elle ne renouvellera pas les contrats de quelque 130 intérimaires. À Étupes, plus de 400 salariés
de Trevest resteront à la maison, les 26, 27 et 28 janvier prochain, tout comme leur voisin de palier Trécia (360 salariés), fabricant de panneaux de portes pour Sochaux et Mulhouse qui chômera
la même semaine. La contagion se poursuit chez EAK, filiale de Faurécia à Valentigney, où les 90 salariés se retrouveront de nouveau au chômage, la dernière semaine de janvier. Ce mois-ci, ils
n’auront travaillé que deux semaines et ne toucheront donc que 50 % de leur salaire. Même cause et même effet, pour Fuji Kiko, fabricant de colonnes de direction, où les salariés, au
nombre de 380 à Beaulieu, n’ont retrouvé leurs ateliers que lundi dernier après trois semaines d’arrêt de la production qui laisseront plus d’une centaine d’intérimaires sur le carreau la
semaine prochaine.
L’addition s’alourdit pour le pays de Montbéliard. De Vistéon en passant par Peugeot Japy ou Lisi Automotive, c’est
encore un bon millier de salariés qui verront leur fiche de paie amputée de centaines d’euros à la fin du mois de janvier avec des mesures de chômage technique. À Vieux-Charmont, c’est
carrément la porte pour les 16 salariés d’Autolog, une entreprise spécialisée dans le transport de pièces pour Peugeot qui cesse toute activité. Nicolas Sarkozy en visite aujourd’hui du site de
PSA Vesoul (Haute-Saône) pourra constater que cette unité, spécialisée dans les pièces détachées et épargnée jusqu’à ce jour par le chômage partiel, vient également d’annoncer des jours de
non-production pour une centaine de salariés à la fin du mois. Le comité d’accueil des salariés ne manquera pas de lui rappeler qu’aujourd’hui, dans cette crise, ce sont surtout les salariés
qui trinquent.
Alain Cwiklinski
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