Mobilisation dans les lycées Janetti à Saint-Maximin et Raynouard à Brignoles
A l'initiative de douze délégués de classes, les élèves du lycée Janetti ont décidé, à la quasi-unanimité, de bloquer l'accès à l'établissement.
Les élèves de Raynouard et Janetti ont manifesté devant leur établissement, hier, contre la réforme du secondaire
« Xavier Darcos ne nous écoute pas, nous allons nous faire entendre... » Mot d'ordre succinct, mais qui en dit long. Sur le mouvement en gestation contre la réforme des lycées. Après discussions et délibérations en assemblée générale, les élèves des établissements de Brignoles et Saint-Maximin ont fait les comptes. La quasi-unanimité s'est imposée. Pour le blocage, à Raynouard comme à Janetti. Déterminés, solidaires ou parfois mal informés, tous scandent à l'unisson des slogans hostiles au gouvernement. La cause est entendue. Et les piquets de grève dressés, dès la matinée. Des blocages somme toute très filtrants, puisque les élèves, de terminales notamment, étaient admis en classe. Bac oblige... D'ailleurs, aucun cours n'a fait l'objet d'une quelconque annulation préalable. Mais mouvement spontané ne veut pas dire non concerté. Ce n'est en réalité qu'un « premier coup de gueule ». Pour que la voix lycéenne soit entendue en haut lieu. Derrière la bannière de ces jeunes en colère, se cache l'UNL. L'Union nationale lycéenne, déjà à l'origine des dernières manifestations de novembre. Ou des blocages plus récents d'établissements à Marseille. Et sous l'apparent front commun, la pagaille reste de mise dans l'organisation du mouvement.
A Brignoles, Maéva Charmont se fait l'écho local de la gronde du syndicat lycéen. Porte-étendard de la fronde anti-projet Darcos, elle entend mener la lutte sur son terrain. « Histoire de donner l'impulsion » et convaincre ses camarades de classes à s'opposer à la réforme en cours. Présentée le 21 octobre dernier par le ministre de l'Éducation Nationale, elle prévoit une profonde refonte de l'enseignement secondaire. « Un projet inquiétant sous tous aspects. Avec un véritable problème de dialogue avec le ministère », affirme la déléguée brignolaise du Conseil académique de la vie lycéenne. « Il faut une réforme, mais pas celle-ci. Nous devons être concertés. Diminuer les heures d'enseignements généraux et supprimer des postes d'enseignants, n'est pas la solution. » Des arguments portés hauts et forts afin de donner suite à la mobilisation.
Et maintenant...
Mouvement éphémère ou durable ? Réponse dès ce matin. Si les élèves sont déterminés, les blocus ne seront pas levés. A Saint-Maximin, une manifestation unitaire (lycéens et enseignants) doit avoir lieu jeudi. A priori, leurs homologues brignolais descendront dans la rue vendredi.
T.
F.
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