Les sciences économiques et sociales ne sont-
Lors de sa conférence de presse du 21 octobre 2008,
Xavier Darcos a annoncé les grandes lignes de la réforme de la classe de seconde. L’Apses est abasourdie par les choix effectués et par une partie des arguments développés par le
ministre pour les justifier. Il a en effet avancé : "J'ai entendu beaucoup de contre-vérités circuler sur le contenu de ces enseignements généraux, comme si on pouvait imaginer
qu'un ministre de l'Éducation nationale puisse proposer de rendre optionnel l'enseignement d'histoire et géographie ou l'enseignement des sciences expérimentales. Je crois évidemment
ces deux champs disciplinaires absolument essentiels à la formation du jugement et à la compréhension du monde par les élèves et c'est la raison pour laquelle ils figurent parmi les enseignements
généraux que devront suivre tous les élèves de la nouvelle seconde."
Quid
des sciences économiques et sociales ? Ne sont-elles pas une discipline scolaire « absolument essentielle à la formation du jugement et à la compréhension du
monde » pour reprendre les mots du ministre ? La connaissance et la compréhension du monde économique, social et politique ne méritent-elles pas qu’un enseignement de culture
générale alliant une pluralité de sciences sociales perdure dans le lycée du 21ème siècle ? Ne veut-on pas que les lycéens puissent
Apparemment non si l’on en juge le sort réservé à l’option de SES dans la future seconde ! L’enseignement de SES, loin d’être rendu obligatoire en seconde est amputé de 40% de l’horaire élève, mais encore plus inquiétant, le futur module semestriel de SES est mis en concurrence avec pas moins de 20 nouveaux enseignements modulaires d’approfondissement ou de découverte parmi lesquels des enseignements présents dans les enseignements fondamentaux obligatoires (mathématiques, histoire-géographie, langues, EPS etc). Aujourd’hui plus de 40 % des élèves de seconde choisissent l’enseignement optionnel annuel de SES, mais demain ? Est-il imaginable qu'un lycéen puisse ne bénéficier d'aucune formation économique et sociale, alors même qu'un élève pourra suivre deux modules semestriels de certains enseignements généraux, auxquels il pourra ajouter deux modules d'approfondissement dans la même matière ? Malheureusement oui, dans le cadre de l'organisation des enseignements proposés, ce qui montre le peu de place fait à l’enseignement de sciences économiques et sociales dans la réforme de la classe de seconde, et plus généralement au lycée, alors même que les SES et la série ES connaissent un succès indéniable auprès des lycéens et de leur famille. Pourquoi vouloir marginaliser un enseignement et une série qui marchent ?
L’enseignement de SES doit être rendu obligatoire en seconde. On comprend mal comment les élèves pourront faire un choix d’orientation éclairé si une
discipline scientifique au centre du parcours « Sciences de la société » se réduit à une simple option semestrielle
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