Cinq milliards de dollars pour les chiens
Leona Helmsley était une richissime New-Yorkaise folle de chiens. Folle tout court, avaient jugé les tabloïds américains - qui
surnommaient la veuve d’un ex-magnat de l’immobilier « la reine des méchantes » - en apprenant qu’elle léguait à sa mort (survenue le 20 août 2007, à l’âge respectable de
quatre-vingt-sept ans) 12 millions de dollars à son bichon maltais, prénommé Trouble (Ennuis).
Des ennuis, elle en eut à titre posthume, lorsqu’un tribunal de New York a décidé en juin dernier de retirer dix millions de dollars à la chienne pour les attribuer à une association
caritative. Deux des petits-enfants de la milliardaire, qui passaient bien après la compagne à quatre pattes sur le testament, se sont également vus rétablis dans leur droit, et toucheront 6
millions de dollars. Mais il apparaît que, depuis la tombe, Leona Hemsley continue de défrayer la chronique.
D’après le New York Times, elle aurait en fait promis l’intégralité de sa fortune, soit plus de 5 milliards de dollars, au bien-être de la race canine. Citant deux personnes ayant eu accès au
document, le journal fait état en une de deux pages d’instructions figurant dans le testament de la riche américaine, demandant que sa fortune - estimée entre 5 et 8 milliards de
dollars -, soit allouée à des organisations caritatives s’occupant de chiens.
En pleine crise des subprimes, les millions d’Américains jetés dehors par les abus de la finance mondiale apprécieront.
Grégory Marin
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