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Article paru le 14 juin 2008

l’Humanité des débats. Orientation scolaire

Orientation scolaire : que faut-il changer ?

Rappel des faits Quelle filière ? Avec quels débouchés ? A la veille du bac, la question taraude lycéens et parents. Etat des lieux de l’orientation scolaire.

« J’ai été mal orienté. » Combien d’anciens élèves, devenus adultes, ont asséné cette sentence, souvent réelle ?

À l’heure de dresser le bilan de son parcours scolaire, et quand celui-ci révèle de l’insatisfaction, l’orientation est fréquemment ciblée comme le maillon vicié. Les familles estiment ne pas avoir eu toutes les clés en main. Et quand bien même : leur choix n’est pas forcément entendu, et la filière obtenue s’avère parfois très éloignée de l’envie exprimée. Où il est dès lors machinal de confondre affectation et orientation. La première s’opère en fonction du niveau de l’élève et relève

de la décision de l’équipe enseignante ou de l’établissement d’accueil, dans le cas d’une filière sélective. La seconde est la mission assignée aux CO psy, conseillers d’orientation psychologues, qui ont à charge d’aider le jeune à se construire un projet de scolarité, puis de vie professionnelle. Cette dernière est aujourd’hui remise en cause. On la veut plus en adéquation avec le monde du travail. Il est question de la confier, aussi, à des acteurs variés, profs, voire étudiants tuteurs. Quant aux CO psy, accusés de méconnaître les rouages de l’entreprise, on les souhaite un peu plus « CO » et un peu moins « psy ». En octobre, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur, lançait le dispositif d’orientation active, qui consiste à impliquer les universités dans la construction du parcours des futurs bacheliers. Pour la ministre, il s’agit d’en finir avec l’échec monstrueux constaté en premier cycle universitaire.

Les étudiants, eux, dénoncent une sélection à peine voilée. Quant aux CO Psy, ils craignent d’être transformés en pourvoyeurs de main- d’oeuvre pour les entreprises de leur bassin d’emploi. Un débat qui devrait enfler à la rentrée, puisque la France fera de cette question l’un des dossiers majeurs de sa présidence du Conseil de l’union européenne.

Marie-Noëlle Bertrand

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Tag(s) : #Education
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