Actus humanite.fr 15-06-2008
Sur les routes lundi, dans la rue mardi !
Lundi, la mobilisation des principaux syndicats de transporteurs, après une semaine d’actions symboliques, entend marquer les esprits pour obtenir plus d’aides gouvernementales face à la flambée du prix des carburants.
La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) entend mettre 3.000 à 5.000 véhicules dans toute la France pour des opérations escargot qui débuteront vers neuf heures, afin de ne pas gêner les candidats au baccalauréat.
L’Union nationale des organisations syndicales du transport routier et automobile (Unostra), qui avait jusque-là mené des actions à la frontière franco-espagnole, s’est associée au mouvement, de même que la Fédération des entreprises du transport logistique (TLF) et une fédération de taxis.
Le gouvernement a promis jusqu’à présent aux transporteurs un étalement du paiement des charges fiscales et sociales et un versement anticipé de 100 millions d’euros au titre d’une accélération du remboursement de la TIPP.
Mais des routiers exigent des allégements de taxes et le gel des péages, ou un plan d’urgence, notamment. Le mouvement pourrait être reconduit dans l’attente d’une rencontre au secrétariat d’Etat aux Transports au milieu de la semaine.
Sur les 35 heures et les retraites, le gouvernement laisse pour l’instant passer l’orage, comme il l’avait fait les semaines précédentes avec les lycéens puis les marins-pêcheurs.
Les syndicats CGT, CFDT, FSU et Sud-Solidaires misent cette fois sur une mobilisation de la rue - des salariés du public comme du privé- avec des manifestations à Paris et dans plus de la moitié des départements.
Des préavis de grève ont été déposés pour permettre aux fonctionnaires ou aux salariés qui le voudraient de manifester.
Pour tenter de donner du tonus à cette journée, plusieurs fédérations de la CGT, comme celle des transports, ont appelé les salariés à se mobiliser. Un préavis de grève a été déposé par la CGT RATP.
A la SNCF, la CGT a également déposé un préavis de grève de 24 heures mais les perturbations devraient rester limitées.
A Air France, la CGT et la CFDT en ont fait de même mais la direction de la compagnie de prévoit pas de perturbations.
Les dirigeants syndicaux ont eu le sentiment d’avoir été "trompés" par le Premier ministre François Fillon et le ministre du Travail Xavier Bertrand sur le projet sur les 35 heures.
Ils nous ont "tendu un espèce de piège, c’est-à-dire négocier sur le temps de travail ce qu’on a fait, et après, ils profitent de cette négociation pour faire autre chose", a ainsi déclaré le secrétaire général de la CFDT François Chérèque.
"Puisque cette mobilisation (du 22 mai) n’a pas suffi à faire bouger les lignes du gouvernement sur l’avenir des retraites, notamment le passage de 40 à 41 années de cotisations, nous défilerons aussi pour marquer notre opposition à la déréglementation du temps de travail contenue dans le projet de loi", a souligné Bernard Thibault.
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