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> Elunet > Actualités > CIDEFIL > Cidefil 02 juin 2008
Retraites

L’avenir des retraites sacrifié par Attac France et Fondation Copernic
lundi 2 juin 2008
Attac et la Fondation Copernic, en complément de documents antérieurs, analysent ici les principaux éléments qui ressortent du rapport 2007 du Conseil d’orientation des retraites, (COR), dont le gouvernement français veut se servir pour imposer à tous les salariés et retraités une nouvelle régression, à la grande satisfaction du Medef : allonger la durée de cotisation à 41 ans, puis 42, etc.
A travers six questions-réponses, le document réfute un à un tous les arguments invoqués qui sont autant de contrevérités, et présente, dans un dernier point, des propositions alternatives.

"Depuis quinze ans, les réformes des régimes de retraites se succèdent et révèlent l’un des aspects les plus sordides des politiques néolibérales.

En 1993, la durée de cotisation des salariés du privé fut allongée de 37,5 à 40 ans ; une décote de 10 % fut instaurée par année manquante, ramenée à 5 % en 2003 ; les pensions calculées sur la base des 25 meilleures années – au lieu des 10 meilleures – furent indexées sur les prix et non plus sur les salaires, entérinant la coupure définitive entre l’évolution du niveau de vie des retraités et celle de la richesse collective.

Le résultat est catastrophique pour les retraites, qui ont diminué de plus de 20 %. En 2003, les salariés de la fonction publique (État, collectivités territoriales, hôpitaux) subirent le même sort (40 ans de cotisations et décote de 3 % évoluant vers 5 %). Et, toujours au nom d’une prétendue équité, les salariés des régimes spéciaux viennent à leur tour, en 2007, d’être « alignés ».

Ces réformes régressives s’inscrivent dans un mouvement d’ensemble de démantèlement des systèmes de protection sociale collectifs, aussi bien celui de l’assurance maladie que celui des retraites par répartition.

L’objectif est double pour le capitalisme néolibéral : d’une part, restreindre la part de la richesse socialisée et ouvrir ainsi un champ nouveau à l’accumulation du capital, via les compagnies d’assurance et les fonds de pension ; d’autre part, drainer une épargne privée de plus en plus importante vers les marchés financiers, avides de liquidités toujours croissantes, nécessaires pour participer aux restructurations permanentes des activités économiques dans le monde entier.

La financiarisation de l’économie ne peut souffrir trop de richesse socialisée. Le Fonds monétaire international l’avait dit : « la protection sociale crée trop de sécurité dans le corps social ».

Avenir des retraites

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Tag(s) : #Retraites
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